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	<title>David Lebon</title>
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	<description>Conseiller Municipal Socialiste de la Ville de Chartres</description>
	<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 09:47:49 +0000</pubDate>
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		<title>&#8220;C&#8217;est jouable!&#8221; - François Hollande</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 09:47:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[FH 2012]]></category>

		<category><![CDATA[Rencontres]]></category>

		<category><![CDATA[J]]></category>

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		<description><![CDATA[
Je me suis rendu ce matin au siège de campagne de François Hollande, Avenue de Ségur à Paris. Nous avons eu l&#8217;occasion d&#8217;échanger sur la 1ère circonscription d&#8217;Eure-et-Loir et sur l&#8217;élection présidentielle en cours.
&#8220;C&#8217;est jouable!&#8221;, voilà ce que m&#8217;a dit François Hollande ce matin. Il ne parlait pas de l&#8217;élection présidentielle mais bien de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://davidlebon.net/wp-content/uploads/2012/02/fh-dl7.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1935" title="fh-dl7" src="http://davidlebon.net/wp-content/uploads/2012/02/fh-dl7.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a></p>
<p>Je me suis rendu ce matin au siège de campagne de François Hollande, Avenue de Ségur à Paris. Nous avons eu l&#8217;occasion d&#8217;échanger sur la 1ère circonscription d&#8217;Eure-et-Loir et sur l&#8217;élection présidentielle en cours.</p>
<p>&#8220;C&#8217;est jouable!&#8221;, voilà ce que m&#8217;a dit François Hollande ce matin. Il ne parlait pas de l&#8217;élection présidentielle mais bien de la 1ère circonscription. Il m&#8217;a assuré de son soutien et a souhaité le rassemblement le plus large autour de ma candidature. Peut-être aurons nous l&#8217;opportunité de le voir en Eure-et-Loir durant la campagne&#8230;</p>
<p>En parlant de rassemblement, j&#8217;adresse mes plus sincères félicitations à Sandra Renda pour sa désignation dans la 1ère circonscription d&#8217;Eure-et-Loir par EELV. Une élection législative n&#8217;est pas seulement une confrontation mais également le moment pour les formations politiques d&#8217;exprimer leurs visions et leurs solutions aux problèmes de notre monde. Si EELV et le PS portent des réponses parfois différentes, nous savons que ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous divise. Et nous savons que ce pays ne peut supporter 5 ans de plus la politique injuste et inefficace de l&#8217;UMP. L&#8217;enjeu est donc de battre l&#8217;UMP pour avoir enfin un parlementaire qui défende le progrès et la justice.</p>
<p>David Lebon</p>
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		<title>&#8220;Ce sont mes engagements, je les tiendrai&#8221;. François Hollande</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 15:53:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[FH 2012]]></category>

		<category><![CDATA[Le vrai bilan de Nicolas Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[
&#8220;Un grand débat va  se dérouler dans le pays.   Pour lui donner tout son  sens, j&#8217;ai voulu formuler  des propositions  précises,  que je vous soumets.  Ce sont mes engagements. Je les  tiendrai.&#8221;
François Hollande
Retrouvez les 60 engagements de François Hollande ici:Projet Presidentiel Francois Hollande
Ces engagements, issus du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://francoishollande.fr/assets/Uploads/_resampled/SetWidth600-FH-60engagements.jpg" alt="" width="461" height="192" /></p>
<p><em>&#8220;Un grand débat va  se dérouler dans le pays.   Pour lui donner tout son  sens, j&#8217;ai voulu formuler  des propositions  précises,  que je vous soumets.  Ce sont mes engagements. Je les  tiendrai.&#8221;</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>François Hollande</em></p>
<p>Retrouvez les 60 engagements de François Hollande ici:<a style="margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block; text-decoration: underline;" title="View Projet Presidentiel Francois Hollande on Scribd" href="http://www.scribd.com/doc/79434607">Projet Presidentiel Francois Hollande</a></p>
<p>Ces engagements, issus du projet adopté par les socialistes l&#8217;année dernière, servent aujourd&#8217;hui de base pour le projet législatif que les candidats PS porteront après l&#8217;élection présidentielle.</p>
<p>Ces engagements sont aujourd&#8217;hui ceux des femmes et des hommes qui veulent retrouver la France telle qu&#8217;ils l&#8217;aiment: ouverte, imaginative, ambitieuse.</p>
<p>C&#8217;est donc avec plaisir que j&#8217;ai accepté la proposition de François Hollande d&#8217;être son représentant dans la 1ère circonscription d&#8217;Eure-et-Loir. Ensemble nous porterons haut ce projet pour réenchanter l&#8217;avenir.</p>
<p style="text-align: right;">David Lebon</p>
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		<title>François Hollande au Bourget : Un Président pour la France, un cap pour les Français, une espérance pour l’avenir</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 07:01:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[
1 – La rencontre d’un homme et d’un peuple
« Toute dans ma vie m&#8217;a préparé à cette échéance : mes engagements, mes responsabilités, mes épreuves. » F. Hollande, c’est un engagement de 30 ans au service de la gauche, de l’intérêt général et de la France. C’est l’expérience d’un grand dirigeant national, d’un élu local [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://davidlebon.net/wp-content/uploads/2012/01/img_2373.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1916" title="img_2373" src="http://davidlebon.net/wp-content/uploads/2012/01/img_2373-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p>1 – La rencontre d’un homme et d’un peuple</p>
<p>« Toute dans ma vie m&#8217;a préparé à cette échéance : mes engagements, mes responsabilités, mes épreuves. » F. Hollande, c’est un engagement de 30 ans au service de la gauche, de l’intérêt général et de la France. C’est l’expérience d’un grand dirigeant national, d’un élu local (maire de Tulle, Président du Département de la Corrèze), d’un parlementaire expérimenté (député élu pour la première fois en 1988), d’un grand serviteur de l’Etat (et d’abord en 1981, aux côtés du Président Mitterrand à l’Elysée).</p>
<p>« J’aime les gens, quand d’autres sont fascinés par l’argent. » F. Hollande, c’est la République de l’exemplarité et de la proximité. C’est la volonté d’élever le débat, de porter haut les valeurs de la France dans le monde, de faire respecter les mêmes lois pour tous, sans faiblesse pour les puissants.</p>
<p>« Je suis un optimiste de la volonté. Je crois que le meilleur est possible, qu’un peuple réuni autour d’un projet commun construit sa propre histoire. » F. Hollande, c’est la volonté de rassembler au lieu de diviser, la force de l’action après l’agitation, le désir de réenclencher le « rêve français » qui a pour nom République.</p>
<p>« La France, la France n’est pas un problème. La France est la solution ! » F. Hollande s’est inscrit dans l’histoire de France et il a montré la pertinence de nos valeurs au 21ème siècle : la liberté qui n’est pas le laisser-faire, l’égalité face aux privilèges, la fraternité plutôt<br />
que le repli et les égoïsmes, la laïcité face aux communautarisme, l’internationalisme face à la montée des populismes en Europe. La France ne sera forte qu’« en restant fidèle aux valeurs de la République, en allant puiser en elle-même le courage pour accomplir les efforts, pour défendre son modèle social ».</p>
<p>Au Bourget, F. Hollande a incarné le Président dont la France a besoin : sérieux et proche des gens, volontaire et serein, levant une espérance adossée à des propositions concrètes. Il a montré aux Français qu’il n’y a pas de fatalité à la crise et à la droite : dans la mondialisation, il y a un chemin pour faire de la France une nation leader et de l’Europe un continent moteur. Au Bourget, François a parlé à l’âme de la France et aux coeurs des Français. Il a su redonner espoir.</p>
<p><span id="more-1915"></span>2 – L’adversaire, c’est la finance qu’il faut stopper</p>
<p>« Mon véritable adversaire n&#8217;a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature et pourtant il gouverne (&#8230;) c&#8217;est le monde de la finance. »</p>
<p>Pour mettre fin à la crise, il faut commencer par s’attaquer à ses causes : la finance qui domine tout, avec une rentabilité destructrice exigée des entreprises, avec des produits financiers opaques qui menacent l’économie réelle, avec la voracité des fonds de pension, avec l’évasion fiscale et les paradis fiscaux.</p>
<p>Dans les banques, les activités de crédit et les opérations spéculatives seront séparées par la loi. Les stock-options seront supprimées, sauf pour les entreprises naissantes, et les bonus encadrés. Les produits financiers sans lien avec l&#8217;économie réelle seront interdits, ainsi que toute activité dans les paradis fiscaux. Une véritable taxe sur les transactions financières sera créée avec ceux en Europe qui voudront le mettre en oeuvre avec nous. Au niveau européen, ne agence publique de notation sera créée.</p>
<p>Parce que « la finance s’est affranchie de toute règle, de toute morale, de tout contrôle », F. Hollande dit : la politique est de retour. Face « à une nouvelle aristocratie arrogante et cupide [qui] s’installe et prospère », il sera le président de « la fin des privilèges ».</p>
<p>3 – Le projet de changement : redressement, justice, confiance</p>
<p>Les Français veulent tourner la page de la présidence finissante, présidence de « la dégradation » : « Je ne parle pas d’une note. Je ne parle même pas des comptes publics. Je parle des conditions de vie, des comportements, tout simplement de la situation du pays. »</p>
<p>Au Bourget, F. Hollande a fixé un cap pour redonner espoir à la France, améliorer la vie quotidienne et faire redémarrer le progrès.</p>
<p>• Le redressement<br />
Pour redresser le pays, il faut d’abord relancer la production. Dans la première partie du quinquennat, la priorité sera donnée aux réformes de structure pour faire redémarrer l’économie et la croissance – pacte productif, réforme fiscale, pacte éducatif, décentralisation –, ainsi qu’aux mesures d’urgence pour l’emploi, et notamment l’emploi des jeunes, le logement, la santé.</p>
<p>Le pacte productif : le socle du changement pour une France forte et innovante. Une banque publique d&#8217;investissement sous forme de fonds régionaux sera créée pour accompagner les entreprises. La fiscalité des PME et des entreprises qui investissent en France sera diminuée. Un livret d’épargne sera institué pour financer les PME et les entreprises innovantes. L’accès au crédit d’impôt recherche sera élargi. Le remboursement des aides publiques sera exigé pour les entreprises qui délocalisent. Les financements et les allégements fiscaux seront orientés vers les entreprises qui investissent en France, y localisent leur activité, y créent des emplois et qui sont offensives à l’exportation. Un effort sera lancé en faveur des énergies renouvelables et de leur industrialisation en France – elles sont un gisement considérable d’emplois – et la part du nucléaire sera ramenée de 75% à 50% dans notre production d’électricité. L’économie numérique sera soutenue : avec les industriels et<br />
les collectivités locales, la couverture intégrale du territoire en très haut débit sera organisée d’ici 10 ans.</p>
<p>Le pacte européen et le pacte franco-allemand : les leviers d’une Europe au service de la croissance et de l’emploi. Le traité issu de l&#8217;accord européen du 9 décembre 2011 sera renégocié pour établir un véritable pacte européen de gouvernance et de croissance, avec la coordination des politiques économiques, la relance des grands projets industriels en Europe, l’intervention de la BCE pour lutter contre la crise de la dette et décourager la spéculation, la réciprocité commerciale pour faire respecter les normes sociales et environnementales, une contribution écologique aux frontières de l’Europe, l’action pour une parité juste de l’euro<br />
face au dollar américain et au yuan chinois, la démocratisation des institutions. Parce qu’« aucun des grands défis de l’Europe ne peut se résoudre sans le pacte d’amitié dans l’égalité que Français et Allemands ont noué au lendemain de la guerre », F. Hollande proposera en<br />
janvier 2013 à la chancelière d’Allemagne un nouveau traité franco-allemand, 50 ans après le traité de l’Elysée, acte fondateur de De Gaulle et d’Adenauer.</p>
<p>Le pacte éducatif pour redonner un espoir à la jeunesse, priorité de F. Hollande. Citant Albert Camus rendant hommage à son instituteur, il a rappelé qu’en France, l’école a été le socle du progrès et qu’elle doit le redevenir après 10 ans de démantèlement par la droite. Il s’engage à diviser par deux le nombre de jeunes sortant sans qualification du système scolaire d’ici à 2017. Pour cela, il y aura 60 000 postes supplémentaires dans l’éducation et la priorité sera donnée aux écoles maternelles et primaires, avec un accompagnement plus personnalisé au collège et au lycée. Pour les étudiants, une allocation d’études sous condition de ressources<br />
sera mise en place. Pour diviser par deux le taux de chômage des jeunes, qui est à un niveau insupportable, 150 000 emplois d&#8217;avenir seront créés, notamment dans les quartiers en difficulté, et un contrat de génération sera institué, permettant également de maintenir les seniors en activité.</p>
<p>• La justice<br />
Pour F. Hollande, « ce redressement est indispensable. Mais il ne sera possible que dans la justice. Chaque nation a une âme. L’âme de la France, c’est l’égalité.»</p>
<p>La justice doit d’abord être fiscale. Le changement consistera à revenir sur les baisses de l’impôt sur la fortune, à plafonner les niches à 10 000 euros, à taxer le capital au même niveau que le travail et créer une tranche supplémentaire de l’impôt sur le revenu à 45% au-delà de<br />
150 000 euros, à fusionner, après les avoir rapprochés, l’impôt sur le revenu et la CSG au sein d’un prélèvement progressif sur le revenu.</p>
<p>La justice sociale doit être remise au coeur de l’ambition collective. Avec une mesure d’application immédiate : le droit de partir à la retraite à 60 ans à taux plein dès 41 annuités pour « ceux qui ont commencé à travailler tôt ». Justice au travail avec l’égalité salariale femmes-hommes par la suppression des exonérations de cotisations sociales aux entreprises<br />
qui ne respectent pas cette règle. Justice face à la vie chère avec, notamment, des tarifs progressifs pour l’eau, le gaz et l’électricité afin de baisser la facture des consommations essentielles. Justice pour la santé, avec l’encadrement des dépassements d&#8217;honoraires, la lutte<br />
contre les déserts médicaux, une nouvelle tarification pour conforter l’hôpital public et l’engagement de limiter à une demi-heure le temps nécessaire pour atteindre les urgences.</p>
<p>La justice, c’est aussi le logement pour tous avec des mesures pour traiter l’urgence (encadrement des loyers dans les zones en tension) et une grande ambition pour le quinquennat : pour encourager les économies d’énergies, un million de logements neufs et anciens bénéficieront d’une isolation thermique de qualité. D’autres leviers seront mis en oeuvre : mise à disposition par l&#8217;Etat de ses terrains aux collectivités pour construire des logements, doublement du plafond du livret A pour financer le logement social, la multiplication par 5 des sanctions aux communes ne respectant pas leurs obligations en matière de logement social.</p>
<p>La justice, c’est aussi le droit de vivre en sécurité pour tous et partout : « l’insécurité est une injustice sociale intolérable », a dit F. Hollande, qui « touche les plus modestes, les plus âgés, les plus jeunes, les plus fragiles ». La sécurité sera respectée grâce à des zones de<br />
sécurité prioritaires là où il y a les taux de délinquance les plus élevés, à 1 000 postes supplémentaires chaque année dans la Justice, la Police et la Gendarmerie, à la lutte contre tous les trafics et toutes les mafias. Qu’un petit caïd avec sa bande mette une cité en coupe réglée et fasse vivre à ses habitants un enfer est tout aussi inacceptable que la délinquance financière et la fraude fiscale : « Tous ceux-là, les délinquants financiers, les fraudeurs, les petits caïds, je les avertis : ceux qui ont pu croire que la loi ne les concernait pas, le prochain<br />
président les prévient : la République, oui, la République vous rattrapera ». Une immense majorité de Français attendaient ces paroles fortes et simples.</p>
<p>• Rassemblement et espoir autour de la promesse républicaine<br />
Pour F. Hollande, « présider la République, c’est être impitoyable à l’égard de la corruption. Et malheur aux élus qui y succomberont ! Présider la République, c’est rassembler, c’est réconcilier, c’est unir, sans jamais rien perdre de la direction à suivre. C’est écarter la stigmatisation, la division, la suspicion, les oppositions entre Français, ceux qui seraient là depuis toujours, ceux qui seraient là depuis moins longtemps. »</p>
<p>Réconcilier, c’est défendre les principes de la République et faire progresser les nouveaux droits, en inscrivant la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’Etat dans la Constitution, en accordant le droit de vote des étrangers aux élections locales, en ouvrant le<br />
droit au mariage et à l’adoption à tous les couples, en veillant à ce que chaque loi comprenne un volet handicap.</p>
<p>Réconcilier, c’est partager le pouvoir au lieu de le concentrer dans les mains « d’un seul homme, d’un seul raisonnement, d’un seul parti qui risque d’ailleurs de devenir un clan ».</p>
<p>C’est une nouvelle étape de la décentralisation et reconnaître les collectivités locales dans leur liberté. C’est promouvoir les partenaires sociaux et reconnaître leur rôle dans la Constitution.<br />
C’est faire participer les citoyens aux grands débats qui les concernent, et le premier sera l’avenir de l’énergie en France. C’est introduire une dose de proportionnelle à l’Assemblée nationale et la parité dans l’exercice des responsabilités.</p>
<p>Rassembler, c’est rendre notre République totalement exemplaire. Avec le non-cumul des mandats pour les parlementaires. Avec la réduction de 30% des indemnités du Président et des membres du gouvernement. C’est faire prévaloir le seul critère de la compétence pour les nominations dans l’administration. C’est aussi assurer le fonctionnement de notre démocratie, en retirant notamment au président le pouvoir de nomination des dirigeants de l&#8217;audiovisuel public.</p>
<p>Rassembler, c’est porter les valeurs de la France dans le monde : « c’est considérer les autres peuples pour qu’ils nous estiment en retour ». C’est défendre les droits de l’homme, l’attachement à la diversité culturelle et à la francophonie. C’est ne pas inviter les dictateurs en grande pompe à Paris. C’est utiliser notre siège au Conseil de sécurité des nations-Unies<br />
pour acter le départ de ceux qui écrasent leur peuple, comme Bachar el-Assad en Syrie. C’est inlassablement contribuer à la paix au Proche-Orient. C’est aussi retirer les troupes françaises d’Afghanistan d’ici fin 2012 en lien avec nos alliés et en bon ordre.</p>
<p>4 – Un projet solide et financé</p>
<p>Alors que la dette a doublé depuis 2002 – « 10 ans de droite auront coûté aussi cher que tous les gouvernements réunis de la Ve République » –, F. Hollande a pris l’engagement de rétablir l’équilibre budgétaire à la fin de son mandat. La suppression des cadeaux fiscaux et des multiples niches fiscales accordés aux ménages les plus aisés et aux plus grosses<br />
entreprises permettra de dégager près de 30 milliards d’euros de recettes supplémentaires.</p>
<p>La dépense publique sera maîtrisée et rendue plus performante : « Dans le même temps, les dépenses de l’Etat seront maîtrisées. Toute nouvelle dépense sera financée par des économies, le nombre total de fonctionnaires n’augmentera pas, mais il sera mis fin à la règle aveugle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. »</p>
<p>Voilà comment François Hollande proposer d’aller « ensemble vers la France de demain ! Une France du travail, du mérite, de l’effort, de l’initiative, de l’entreprise, où le droit de chacun s’appuiera sur l’égalité de tous. Une France de la justice, où l’argent sera remis à sa place, qui est celle d’un serviteur et non d’un maître. Une France de la solidarité, où aucun<br />
des enfants de la Nation ne sera laissé de côté. » Au Bourget, à l’intérieur comme à l’extérieur, chacun l’a perçu : avec F. Hollande, le changement, c’est maintenant.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Discours de François Hollande au meeting du Bourget</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 16:34:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[FH 2012]]></category>

		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>

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		<description><![CDATA[
Discours de François Hollande au Bourget 1e partie par francoishollande

Discours de François Hollande au Bourget 2e partie par francoishollande
Seul le prononcé fait foi.
Mes chers amis, vous qui êtes ici, vous qui me regardez de loin, de  plus loin même, je suis venu vous parler de la France, et donc de la  République. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="320" height="180" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xnwrm4" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="180" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xnwrm4" wmode="transparent" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xnwrm4_discours-de-francois-hollande-au-bourget-1e-partie_news" target="_blank">Discours de François Hollande au Bourget 1e partie</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/francoishollande" target="_blank">francoishollande</a></em><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="320" height="180" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xnwrru" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="180" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xnwrru" wmode="transparent" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xnwrru_discours-de-francois-hollande-au-bourget-2e-partie_news" target="_blank">Discours de François Hollande au Bourget 2e partie</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/francoishollande" target="_blank">francoishollande</a></em></p>
<p><em>Seul le prononcé fait foi.</em></p>
<p>Mes chers amis, vous qui êtes ici, vous qui me regardez de loin, de  plus loin même, je suis venu vous parler de la France, et donc de la  République. Je suis venu vous parler de la France qui souffre, mais  aussi de la France qui espère. Je suis venu vous parler de la France  d’aujourd&#8217;hui – une page est en train de s’effacer – et de la France de  demain – nous sommes en train de l’écrire. Je suis venu vous parler de  la France que nous allons construire le 6 mai. Je le fais ici en  Seine-Saint-Denis, ce département aux multiples couleurs, le plus jeune  de France, qui accumule tant de difficultés, et qui en même temps recèle  tant d’atouts.</p>
<p>Chacune, chacun, ici, plus loin, en métropole, en Outre-mer a son  histoire, ses racines, son parcours, ses préférences, sa singularité.  Mais nous appartenons à la même Nation, avec ses valeurs, ses principes,  sa culture, sa langue, ses institutions et nous aspirons donc au même  avenir. L’enjeu de cette campagne qui commence, n’allez pas le chercher  dans un affrontement partisan. L’enjeu de cette campagne va bien au-delà  de nous, de la Gauche. L’enjeu de cette campagne, à trois mois du  premier tour, c’est la France. C’est la France, toujours.<span id="more-1912"></span></p>
<p>Devant vous rassemblés, foule nombreuse, des milliers, je ressens une  profonde émotion, celle d’exprimer votre conviction, votre volonté,  votre espérance. Je mesure la fierté d’avoir été désigné par des  primaires citoyennes comme candidat à l’élection présidentielle. J’ai  conscience de la tâche qui est la mienne : incarner le changement, faire  gagner la Gauche et redonner confiance à la France.</p>
<p>Nous sommes ici, mes chers amis, pour changer le destin de notre  pays. Je suis prêt à assumer cette responsabilité et donc à vous dire  quelle est ma conception de la présidence de la République, et ce qui  justifie que je me présente aujourd&#8217;hui. Quelle est la plus grande  mission que de présider la République française ?</p>
<p>Présider la République, c’est se dévouer à l’intérêt général, dont  toute décision doit procéder. C’est éprouver la France par sa raison et  dans son cœur. C’est prolonger l’histoire de notre pays, qui vient de  loin, avant la République, avec la République, et qui a souvent, si  souvent éclairé l’histoire du monde. C’est se situer à cette hauteur.  C’est s’en montrer digne, partout, en tout lieu et dans tous les actes  qu’exige la fonction présidentielle.</p>
<p>Présider la République, c’est préserver l’Etat, sa neutralité, son  intégrité, face aux puissances d’argent, face aux clientèles, face au  communautarisme. Présider la République, c’est être viscéralement  attaché à la laïcité, car c’est une valeur qui libère et qui protège. Et  c’est pourquoi j’inscrirai la loi de 1905, celle qui sépare les Eglises  de l’Etat, dans la Constitution.</p>
<p>Présider la République, c’est refuser que tout procède d’un seul  homme, d’un seul raisonnement, d’un seul parti, qui risque d’ailleurs de  devenir un clan. Présider la République, c’est élargir les droits du  Parlement. C’est reconnaître les collectivités locales dans leur  liberté. C’est engager un nouvel acte de la décentralisation. C’est  promouvoir les partenaires sociaux. C’est reconnaître leur rôle dans la  Constitution. C’est faire participer les citoyens aux grands débats qui  les concernent, et le premier sera l’avenir de l’énergie en France.</p>
<p>Présider la République, c’est choisir les femmes, les hommes qui  gouverneront la France en respectant leurs compétences, et d’abord  celles du Premier ministre. Présider la République, c’est accepter de  partager le pouvoir de nomination aux plus hautes fonctions. C’est aussi  ne pas nommer le président ou les présidents des chaînes ou des radios  du service public audiovisuel et laisser cette mission à une autorité  indépendante.</p>
<p>Présider la République, c’est démocratiser les institutions. Et  j’introduirai le non-cumul des mandats pour les Parlementaires, une part  de proportionnelle à l’Assemblée nationale, la parité dans l’exercice  des responsabilités et le droit de vote des étrangers aux élections  locales, sans rien craindre pour notre citoyenneté, pour la cohésion du  pays, en mettant de côté les peurs, les frilosités et les  conservatismes.</p>
<p>Présider la République, c’est faire respecter les lois pour tous,  partout, sans faveur pour les proches, sans faiblesse pour les  puissants, en garantissant l’indépendance de la justice, en écartant  toute intervention du pouvoir sur les affaires, en préservant la liberté  de la presse, en protégeant ses sources d’information, en n’utilisant  pas le renseignement ou la police à des fins personnelles ou politiques.  Présider la République, c’est être impitoyable à l’égard de la  corruption. Et malheur aux élus qui y succomberont ! Présider la  République, c’est rassembler, c’est réconcilier, c’est unir, sans jamais  rien perdre de la direction à suivre. C’est écarter la stigmatisation,  la division, la suspicion, les oppositions entre Français, ceux qui  seraient là depuis toujours, ceux qui seraient là depuis moins  longtemps.</p>
<p>Présider la République, c’est élever et ne jamais abaisser. Présider  la République, c’est être ferme, ferme y compris à l’égard de  l’immigration clandestine et de ceux qui l’exploitent. Mais c’est  traiter dignement les étrangers en situation régulière et ceux qui ont  vocation à l’être sur la base de critères objectifs. C’est accueillir  les étudiants étrangers qui veulent apprendre dans notre pays pour  enrichir le leur et qui font rayonner la France. Et aucune circulaire ne  doit empêcher de circuler les étudiants, les savants, les artistes qui  viennent ici pour donner le meilleur d’eux-mêmes.</p>
<p>Présider la République, c’est porter les valeurs de la France dans le  monde. C’est considérer les autres peuples pour qu’ils nous estiment en  retour. C’est s’abstenir de faire la leçon, y compris sur leur place  dans l’histoire. C’est ne jamais transiger avec les fondements du génie  français, qui sont l’esprit de liberté, la défense des droits de  l’homme, l’attachement à la diversité culturelle et à la francophonie,  la belle langue de France parlée par d’autres que des Français. Présider  la République, c’est ne pas inviter les dictateurs en grand appareil à  Paris. Présider la République, c’est utiliser notre siège au Conseil de  sécurité des Nations-Unies pour acter le départ de ceux qui écrasent  leur peuple, comme Bachar el-Assad en Syrie. C’est inlassablement  contribuer à la paix au Proche-Orient.</p>
<p>Mais Présider la République, c’est savoir aussi prendre des décisions  difficiles, pas simplement à la suite d’un drame. Je pense à nos morts  en Afghanistan, auxquels je veux rendre hommage ici, avec émotion, avec  dignité, avec respect, comme aux blessés qui souffrent dans leur chair.  Je pense à leurs familles dans la peine. Je les ai écoutées. Je pense à  leurs proches qui s’interrogent. Ces hommes assassinés faisaient leur  devoir. Leur sacrifice suscite le respect de la Nation toute entière.  Mais il faut aussi avoir la lucidité d’affirmer, au-delà du dévouement  des hommes là-bas pour leur pays, que notre mission est terminée. Elle  avait été engagée il y a plus de dix ans par Lionel Jospin et Jacques  Chirac dans un but précis, qui était de répondre à l’attaque terroriste  sur les Etats-Unis. Je l’avais pleinement approuvée. Et bien  aujourd&#8217;hui, cette mission est achevée. Il est donc temps de décider le  retrait qui s’impose, et je l’ai décidé de longue date. J’en assumerai  donc, si les Français m’en donnent mandat, toute la responsabilité. J’en  préviendrai nos alliés et je ferai en sorte que ce retrait se fasse en  bon ordre, sans en aucune façon menacer la vie de nos soldats.</p>
<p>Présider la République enfin, c’est donner le meilleur de soi-même,  sans jamais attendre en retour récompense ni même reconnaissance. C’est  être ambitieux pour son pays et humble pour soi-même. C’est se donner  pleinement, entièrement à la cause que l’on a choisie, la seule cause  qui vaille : servir la France. Présider la République, c’est mettre  toute la puissance de l’Etat au service des citoyens. C’est donner  l’exemple, y compris dans son comportement et pour sa propre  rémunération. Et je ne dis pas cela par facilité ou par commodité ou  pour plaire, mais tout simplement parce que ce doit être un principe. Je  réduirai de 30 % les indemnités du Président et des membres du  gouvernement, tout simplement pour donner l’exemple au moment où,  précisément, des efforts sont demandés à nos concitoyens.</p>
<p>Présider la République, c’est à cette fonction que je me suis  préparé. J’en sais la grandeur, la dureté. Je veux le faire en étant  digne de votre confiance et en restant fidèle à moi-même. Tout dans ma  vie m’a préparé à cette échéance : mes engagements, mes responsabilités,  mes réussites, mes épreuves. J’ai toujours suivi la ligne que je  m’étais fixée.</p>
<p>Je suis socialiste. La Gauche, je ne l’ai pas reçue en héritage. Il  m’a fallu décider lucidement d’aller vers elle. J’ai grandi en Normandie  dans une famille plutôt conservatrice. Mais cette famille m’a donné la  liberté de choisir, par son éducation. Je remercie mes parents. Mon  père, parce qu’il avait des idées contraires aux miennes et qu’il m’a  aidé à affirmer mes convictions. Ma mère, parce qu’elle avait l’âme  généreuse et qu’elle m’a transmis ce qu’il est de plus beau : l’ambition  d’être utile.</p>
<p>La Gauche, je l’ai choisie, je l’ai aimée, je l’ai rêvée avec  François Mitterrand dans la conquête. La Gauche, je l’ai défendue  fermement dans ses réalisations : celles de 1981, celles de 1988. La  Gauche, je l’ai servie comme élu de la République, comme député. La  Gauche, je l’ai dirigée avec Lionel Jospin, quand nous gouvernions  ensemble le pays avec honneur et j’en revendique les avancées.  Aujourd&#8217;hui, c’est moi qui vous représente. C’est moi qui porte votre  espoir. C’est moi qui porte l’obligation de gagner. C’est moi qui vais  dans ce combat vous conduire à la victoire, celle que vous attendez  depuis trop longtemps, dix ans déjà. Dix ans qu’une droite s’est  installée au pouvoir et qu’elle a défait ce que nous avons construit.</p>
<p>Chers amis, laissez-moi vous en dire davantage. Je suis un élu de la  France rurale où les agriculteurs démontrent l’excellence de leur  travail sans en recevoir le revenu qu’ils méritent. Je suis de ce  Limousin, de cette Corrèze où j’ai tant appris. J’ai été maire de Tulle,  une ville petite par la taille, à peine 17 000 habitants, mais grande  par l’histoire. Tulle a été une cité de la Résistance. Elle a souffert  le martyre : 99 pendus, 200 déportés le 9 juin 1944, emportés par la  barbarie nazie. Chaque année, ce 9 juin, un cortège s’ébranle dans les  rues de ma ville pour rappeler la mémoire des suppliciés. Une guirlande  est accrochée au balcon, là où un corps sans vie se balançait lentement.  J’ai leur nom dans la tête. Ce sont mes héros. Je ne les oublierai  jamais. Ils me font avancer. Ils me rappellent à chaque moment la belle  leçon d’humanité de ceux qui ont sacrifié leur vie, leur vie pour notre  liberté. Ces résistants n’ont pas eu de célébrité, pas de récompense,  pas de médaille. Ils ne cherchaient rien, ils ne demandaient pas des  bonus ou des stocks-options pour leurs actions. Ils étaient des hommes,  des femmes fiers. Ce n’était pas l’ambition ou la cupidité qui les  animaient. Ceux-là ont sauvé notre honneur parce qu’ils croyaient  d’abord dans les valeurs de la France. Et bien c’est leur lutte qui  m’éclaire aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Je suis président d’un Conseil général, celui de la Corrèze. Un  département célèbre pour ses personnalités politiques, mais qui est  exigeant. Celui qui réussit à obtenir son soutien a au moins des  qualités de cœur, même s’il n’a pas toujours raison. Rien ne m’a été  donné. Ce que j’ai arraché, je l’ai conquis et je l’ai fait fructifier.  J’ai déclaré ma candidature à l’élection présidentielle il y a presque  un an. J’ai réussi à convaincre les électeurs des primaires citoyennes,  quand bien peu imaginaient mon succès à l’origine. J’ai veillé, au  lendemain de cette consultation, à rassembler tous ceux qui s’y étaient  présentés, et je les salue avec affection, comme je salue Martine Aubry  qui nous a permis de nous retrouver tous ensemble, et Jean-Michel Baylet  qui nous apporte aussi les Radicaux de gauche.</p>
<p>Chers amis, si j’en suis là, c’est le fruit de cette obstination. Le  hasard n’y est pour rien. C’est un aboutissement. Vous me connaissez,  certains, depuis longtemps, trente ans. C’est un bail qui récompense,  pour les uns et pour les autres, une fidélité et une ténacité. C’est  vrai que je ne m’exhibe pas, je reste moi-même, c’est ma force. Ce que  vous voyez ici, c’est ce que je suis. Je veux conquérir le pouvoir, mais  je ne suis pas un vorace, je veux simplement le mettre au service des  Français. Le pouvoir, j’en sais la nécessité, l’utilité, et j’en connais  les dérives. Je suis placide avec ces choses, j’ai fait de l’engagement  ma vie entière. J’ai sacrifié beaucoup. J’ai donné, j’ai reçu du temps,  du travail, des coups, mais j’ai une cohérence, je m’y tiens, je suis  constant dans mes choix. Je n’ai pas besoin de changer en permanence  pour être moi-même. J’ai conscience que l’Etat, pour être efficace,  appelle une direction sûre à sa tête, mais qu’il n’y a pas de réussite  possible si celui qui est à la tête du pays, précisément, n’associe pas  les autres, ne mobilise pas les intelligences, ne gagne pas le meilleur  de ce qu’il y a dans chacun d’entre nous, ne fait pas entendre la voix  du rassemblement, de la réconciliation et de l’apaisement. Je n’aime pas  les honneurs, les protocoles et les palais. Je revendique une  simplicité qui n’est pas une retenue, mais la marque de l’authentique  autorité.</p>
<p>Je vais vous confier mon secret, ce secret que j’ai gardé depuis  longtemps mais que vous avez sans doute découvert : j’aime les gens,  quand d’autres sont fascinés par l’argent. Je prends chaque regard comme  une attente, chaque visage comme une curiosité, chaque poignée de main  comme une rencontre, chaque sourire comme une chance.</p>
<p>Je connais l’Etat pour en être issu et pour l’avoir servi de  multiples façons. Certains me reprochent de n’avoir jamais été ministre.  Quand je vois ceux qui le sont aujourd’hui, cela me rassure ! Ce sont  les mêmes qui reprochaient en son temps à François Mitterrand de l’avoir  été onze fois ! Et dois-je rappeler, en gardant la comparaison, que  Georges Clémenceau ne devint ministre et président du Conseil qu’à  65 ans ? Mais je n’attendrai pas jusque-là, je vous le promets ! Je sais  aussi que l’Histoire peut être tragique, que rien n’est jamais acquis,  que tout ce que l’on croit irréversible, inaltérable, inattaquable peut  être à tout moment atteint en son cœur. La crise, le fanatisme, le  terrorisme, sans oublier les catastrophes naturelles : nous ne sommes  jamais en paix. Le cours de l’Humanité n’est pas tranquille. Il connaît  d’inexplicables assèchements, et parfois d’impensables débordements.  L’homme d’Etat doit se préparer à tout, c’est-à-dire au pire, et  toujours rester vigilant, poursuivre inlassablement le combat qui est le  sien pour le progrès, pour la dignité humaine, pour la démocratie, ne  pas se laisser détourner pas les mouvements d’humeur, par les modes, par  les contournements de l’Histoire, tenir son cap. Je suis un optimiste  de la volonté. Je crois que le meilleur est possible, qu’un peuple réuni  autour d’un projet commun construit sa propre histoire. Je suis  convaincu que les Français attendent aujourd’hui une direction forte, un  rassemblement sur l’essentiel, et surtout de la part de celui qui doit  les conduire, une considération, un apaisement, un respect, une  confiance.</p>
<p>La confiance est un mot qui ne figure pas dans les lois ou dans les  règlements, qui ne coûte rien mais qui peut rapporter beaucoup. Elle  commande beaucoup de choses. Elle ne résout rien par elle-même, mais  elle autorise tout si on sait la saisir. Et c’est pourquoi je veux  redonner confiance aux Français.</p>
<p>Deux grandes dates ont marqué ma vie politique, l’une violente, le 21  avril 2002, une blessure que je porte encore sur moi, j’en ai la trace,  ce soir terrible ou l’extrême droite, faute de vigilance et de lucidité  face à la menace, face à la dispersion, met la Gauche hors-jeu et  permet à la Droite de s’installer pour dix ans. J’en ai tiré toutes les  leçons. Moi, je ne laisserai pas faire, je ne laisserai pas les  ouvriers, les employés, aller vers une famille politique qui n’a jamais  rien fait pour servir les intérêts de ces classes-là. Je ne laisserai  pas un parti caricaturer les problèmes sans jamais apporter la moindre  solution crédible. Je ne laisserai pas une formation politique se  présenter comme la voix du peuple alors qu’elle veut simplement se  servir de lui. Je ne laisserai pas s’éloigner au nom de la France des  citoyens, nos amis, qui peuvent penser que l’ennemi est ici, qu’il a une  couleur et une religion, ce qui serait contraire aux principes mêmes de  notre République. Je ne laisserai pas utiliser la colère et la détresse  pour mettre en cause la République, la construction européenne et les  droits de l’homme. Je ne laisserai pas une formation politique réclamer  le rétablissement de la peine de mort. Je me battrai, je me battrai  jusqu’à mon dernier souffle pour conjurer ce risque et pour éviter que  l’élection présidentielle soit tronquée. Parce que ce qu’attendent une  grande majorité de nos concitoyens, c’est finalement le choix entre la  Gauche et le Droite, c’est-à-dire le choix le plus clair pour permettre à  notre pays de faire véritablement la décision.</p>
<p>L’autre date qui reste gravée dans ma mémoire est plus heureuse,  c’est le 10 mai 1981. J’avais 26 ans. Je sais ce qu’elle a représenté  pour tous ceux qui avaient attenu pendant des décennies, si longtemps  donc, ce moment, l’alternance enfin, le bonheur de la victoire. Il y a  eu bien sûr d’autres succès pour la Gauche : 1988, 1997, mais ils ne  pouvaient pas avoir la même portée. Et pour autant, je ne veux pas  verser dans la nostalgie. L’épopée de la Gauche ne peut pas se réduire à  des moments exceptionnels : 1936, 1981. Moi, je veux installer la  Gauche dans la durée, et si je suis candidat, c’est pour renouer le fil,  pour poursuivre la marche, pour mettre en accord la Gauche avec la  France. Je veux, amis ici et au-delà, voir votre bonheur le 6 mai, la  joie, je veux voir la joie de la conquête, l’enthousiasme de l’audace,  et en même temps les débordements de la liberté. Je veux gagner avec  vous le droit de présider la France.</p>
<p>Je connais bien notre pays, je l’ai parcouru, sillonné tant de fois,  sans jamais me lasser de le découvrir. Je connais ses villes qui  changent, qui créent, qui entreprennent, ses espaces façonnés par le  travail patient de nos agriculteurs, son espace maritime travaillé par  les pêcheurs, ses lieux de production où l’intelligence des salariés se  conjugue avec la compétence des ingénieurs. Je n’ignore rien non plus de  nos villages où le silence s’est fait et où la vie s’est retirée, je  n’ignore rien de ces quartiers de relégation où se mêlent la colère, le  désespoir et malgré tout le talent et la volonté de réussir. C’est cette  France que je veux avec vous servir.</p>
<p>Comme vous, je connais la gravité de l’heure que nous vivons. Une  crise financière déstabilise les Etats, des dettes publiques énormes  donnent aux marchés tous les droits. L’Europe se révèle incapable de  protéger sa monnaie de la spéculation. Notre propre pays est confronté à  un chômage record et s’enfonce dans la récession autant que dans  l’austérité. Le doute s’est installé. Je le mesure chaque jour. Il se  charge en défiance envers l’Europe et même envers la démocratie. Il se  transforme en indignation devant l’injustice d’un système, l’impuissance  d’une politique, l’indécence des nantis. Il dégénère en violence  privée, familiale, sociale, urbaine, avec cette terrible idée qui s’est  installée, qui se diffuse dans notre conscience collective : la marche  vers le progrès se serait arrêtée, nos enfants seraient condamnés à  vivre moins bien que nous. Eh bien, c’est contre cette idée-là que je me  bats. Voilà pourquoi je suis candidat à l’élection présidentielle. Je  veux redonner confiance aux Français dans leur vie : la France a  traversé dans son histoire bien des épreuves, bien des crises, des  guerres, des révolutions, elle les a toujours surmontées, toujours en  refusant l’abaissement, la résiliation, le repli, jamais en succombant  au conformisme, à la peur, à la loi du plus fort, mais en restant fidèle  aux valeurs de la République, en allant puiser en elle-même le courage  pour accomplir les efforts, pour défendre son modèle social, pour garder  sa fierté en redressant la tête, en regardant lucidement le défi à  affronter, en débattant librement et en faisant les choix qui  s’imposent.</p>
<p>Il n’y a jamais, je dis bien jamais, une seule politique possible,  quelle que soit la gravité de la situation. L’Histoire n’est pas  l’addition de fatalités successives, elle nous enseigne qu’il y a  toujours plusieurs chemins. La voie que je vous propose, c’est le  redressement dans la justice, c’est l’espérance dans la promesse  républicaine.</p>
<p>Mais avant d’évoquer mon projet, je vais vous confier une chose. Dans  cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire,  mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de  parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu,  et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance.  Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de  l’économie, de la société et même de nos vies. Désormais, il est  possible en une fraction de seconde de déplacer des sommes d’argent  vertigineuses, de menacer des Etats.</p>
<p>Cette emprise est devenue un empire. Et la crise qui sévit depuis le  15 septembre 2008, loin de l’affaiblir, l’a encore renforcée. Face à  elle, à cette finance, les promesses de régulation, les incantations du  « plus jamais ça » sont restées lettre morte. Les G20 se sont succédés  sans résultat tangible. En Europe, 16 sommets de la dernière chance ont  été convoqués pour reporter au suivant la résolution définitive du  problème. Les banques, sauvées par les Etats, mangent désormais la main  qui les a nourries. Les agences de notation, décriées à juste raison  pour n’avoir rien vu de la crise des subprimes, décident du sort des  dettes souveraines des principaux pays, justifiant ainsi des plans de  rigueur de plus en plus douloureux. Quant aux fonds spéculatifs, loin  d’avoir disparu, ils sont encore les vecteurs de la déstabilisation qui  nous vise. Ainsi, la finance s’est affranchie de toute règle, de toute  morale, de tout contrôle.</p>
<p>Disant cela, je ne montre pour autant aucune indulgence sur le  quinquennat qui arrive à son terme. Mais là n’est déjà plus la question.  Les jugements sont faits. Commencé dans la virevolte, ce quinquennat  finit dans la tourmente. Plombé par des cadeaux fiscaux destinés aux  plus fortunés, il s’achève par des hausses de prélèvements imposées à  tous les Français. Inauguré par une promesse de retour au plein emploi,  il se termine par un chômage record. Et que dire des déficits, de la  dette, de la désindustrialisation, de la démolition des services  publics, notamment de l’école ?</p>
<p>Un seul mot résume cette présidence : la dégradation. Tout s’est  dégradé. Je ne parle pas d’une note. Je ne parle même pas des comptes  publics. Je parle des conditions de vie, des comportements, tout  simplement de la situation du pays. A l’injustice dans les choix,  l’incohérence des décisions se sont ajoutés l’accaparement du pouvoir et  la connivence avec les puissants, avec ce paradoxe ultime que la  volonté d’omnipotence débouche sur un aveu d’impuissance. Voilà pourquoi  le changement n’est pas seulement celui d’un président, d’un  gouvernement ou d’une majorité. Il faut aller bien plus loin : c’est un  changement de politique, de perspective, de dimension qu’il faut offrir à  notre pays le 22 avril et le 6 mai.</p>
<p>Si la finance est l’adversaire, alors il faut l’affronter avec nos  moyens et d’abord chez nous, sans faiblesse mais sans irréalisme, en  pensant que ce sera un long combat, une dure épreuve mais que nous  devrons montrer nos armes. Maîtriser la finance commencera ici par le  vote d’une loi sur les banques qui les obligera à séparer leurs  activités de crédit de leurs opérations spéculatives. Aucune banque  française ne pourra avoir de présence dans les paradis fiscaux.</p>
<p>Les produits financiers toxiques, c’est-à-dire sans lien avec les  nécessités de l’économie réelle seront purement et simplement interdits.  Les stocks options seront supprimées. Et les bonus encadrés Enfin, je  proposerai une taxe sur toutes les transactions financières, non pas le  rétablissement de l’impôt de bourse, ce qui va être fait et qui a été  supprimé il y a quelques mois – c’est vous dire la cohérence ! Non, je  proposerai une véritable taxe sur les transactions financières, avec  ceux en Europe qui voudront la mettre en œuvre avec nous. Je proposerai  aussi, si l’on veut éviter d’être jugés par des agences de notation dont  nous contestons la légitimité, de mettre en place au niveau européen  une agence publique de notation.</p>
<p>L’autre point par rapport à la finance est européen. La zone euro se  défait sous nos yeux. La France doit retrouver l’ambition de changer  l’orientation de l’Europe. Elle imposera de savoir convaincre et  entraîner nos partenaires. On me demande souvent : « mais comment allez  vous faire pour faire venir vos alliés dans cette Europe, sur les  positions que vous défendez, puisque le Président sortant n’y est pas  arrivé » ? Mais ce qui va changer, c’est le vote des Français, qui sera  notre levier pour convaincre. Les destins de l’Europe et de la France  sont liés, la grandeur de la France ne peut pas être séparée de la force  de l’Europe. Nous avons besoin d’Europe, elle doit nous aider à sortir  de la crise mais pas imposer une austérité sans fin qui peut nous  entraîner dans la spirale de la dépression. Les disciplines sont  nécessaires, des engagements, devront être pris pour le désendettement  et être respectés. Mais c’est la croissance qui nous permettra d’y  parvenir le plus sûrement. C’est pourquoi je proposerai à nos  partenaires un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance.  Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre pour  lui apporter la dimension qui lui manque, c’est-à-dire la coordination  des politiques économiques, des projets industriels, la relance de  grands travaux dans le domaine de l’énergie et puis les instruments pour  dominer la spéculation, un fonds européen qui puisse avoir les moyens  d’agir sur les marchés avec l’intervention de la Banque centrale  européenne qui devrait être, finalement, au service de la lutte contre  la spéculation. J’agirai en faveur de la création d’euro-obligations  afin de mutualiser une partie des dettes souveraines, de financer les  grands projets. Je défendrai, parce que c’est le sens du projet  européen, une démocratie qui associera les parlements nationaux et  européens aux décisions qui devraient concerner les Etats. Je proposerai  une nouvelle politique commerciale en Europe qui fera obstacle à la  concurrence déloyale, qui fixera des règles strictes en matière sociale,  en matière environnementale, de réciprocité. Une contribution  écologique sera installée aux frontières de l’Europe pour venir  compléter ce dispositif. Je continuerai à agir pour une parité juste de  l’euro vis-à-vis du dollar américain. Je n’accepterai pas que la monnaie  chinoise soit encore inconvertible alors que cette première puissance  commerciale finit par être excédentaire sans que sa monnaie, jamais, ne  soit réévaluée.</p>
<p>L’Europe a bien des défauts, je les connais. Mais en même temps elle  est notre bien commun. Défendons-la, elle en a besoin, elle le mérite !  Ce qui manque à l’Europe, c’est du mouvement – et c’est un Européen de  cœur qui le dit – mais pas dans n’importe quelle Europe : le mouvement  vers une Europe de croissance, vers une Europe de solidarité, vers une  Europe de protection. C’est la vocation de l’a France que de la  construire avec l’Allemagne et avec les pays qui voudront nous  accompagner.</p>
<p>Aucun des grands défis de l’Europe ne peut se résoudre sans le pacte  d’amitié, dans l’égalité, que Français et Allemands ont noué au  lendemain de la guerre. Je proposerai donc à nos amis allemands une  nouvelle relation de vérité et d’égalité. De leur côté, ils devront  faire preuve de solidarité. L’Allemagne ne restera pas forte dans une  Europe faible. Elle ne restera pas riche dans une Europe appauvrie,  voilà la vérité. Je sais que beaucoup en Allemagne le comprennent. Mais  du nôtre, nous devons faire aussi des efforts, efforts de compétitivité,  de justice fiscale. Voilà le pacte qu’il va falloir nouer et ouvrir un  nouveau cycle en Europe, celui d’une coopération économique,  industrielle, énergétique entre nos deux pays. Voilà pourquoi, en  janvier 2013 – c’est tout proche, ce sera quelques mois après le  rendez-vous du 6 mai –, si les Français m’en donnent mandat, je  proposerai à la chancelière d’Allemagne l’élaboration d’un nouveau  traité franco-allemand, traité de l’Elysée un demi-siècle après l’acte  fondateur de De Gaulle et d’Adenauer qui engagea une dynamique pour nos  deux pays.</p>
<p>Chers amis, je veux redonner confiance à la France dans l’Europe. Je  veux maintenant vous dire ce que je veux pour le redressement de notre  pays. Ce qui est en cause n’est plus la souveraineté d’hier, quand notre  territoire était menacé. Ce qui est en cause, c’est la souveraineté de  la République face aux marchés et à la mondialisation. Voilà pourquoi je  veux redresser la France, la redresser financièrement, la redresser  économiquement, la redresser industriellement. Notre pays a abandonné  depuis trop longtemps son industrie, aveuglé par la chimère d’une  économie sans usine, sans machine, comme si l’immatériel pouvait  remplacer le travail de l’ouvrier, du contremaître, de l’ingénieur et de  son savoir-faire. La réindustrialisation de la France sera ma priorité.  Je créerai une banque publique d’investissement qui, en complément des  fonds régionaux, accompagnera le développement des entreprises  stratégiques. Je favoriserai la production en France en orientant les  financements et les allégements fiscaux vers les entreprises qui  investissent sur notre territoire, qui y localisent leurs activités, qui  y mettent leurs emplois et qui sont en plus offensives à l’exportation.  Je mobiliserai l’épargne des Français en créant un livret d’épargne  dont le produit sera entièrement dédié au financement des PME et des  entreprises innovantes.</p>
<p>J’exigerai des entreprises qui se délocalisent qu’elles remboursent  immédiatement les aides publiques reçues. Je donnerai priorité aux PME :  ce sont elles qui embauchent, ce sont elles qui doivent être aidées  avant tout, c’est pour elles que nous élargirons le crédit impôt  recherche, que nous abaisserons l’impôt sur les sociétés, que nous  créerons une agence pour les PME. Je soutiendrai l’économie numérique en  organisant avec les collectivités locales et les industriels la  couverture intégrale de la France en très haut débit d’ici 10 ans.</p>
<p>Le retour de la croissance passe aussi par la transition énergétique.  Je me suis engagé à ce que la part du nucléaire dans la production  d’électricité soit réduite de 75 % à 50 % d’ici 2025. Nous avons besoin  d’une industrie nucléaire forte, inventant les technologies, les progrès  de demain, mais nous avons besoin aussi d’énergies renouvelables, nous  avons besoin aussi d’un plan d’économies d’énergie parce que ce sont ces  trois actions – le nucléaire, les énergies renouvelables et les  économies d’énergie – qui nous permettront d’avoir une perspective  industrielle. Les économies d’énergie, nous les mettrons en œuvre par un  plan de grands travaux : un million de logements neufs et anciens  bénéficieront d’une isolation thermique de qualité. Nous créerons des  dizaines de milliers d’emplois en améliorant en plus le pouvoir d’achat  des ménages, par rapport à leurs frais de chauffage. Enfin, il n’y aura  pas de retour à la croissance, pas d’industrie forte sans un effort de  recherche et d’innovation. C’est tout notre avenir de nation  industrielle qui se joue là. J’ai confiance dans la science, dans le  progrès, dans la recherche, dans la capacité des inventeurs à nous  donner les produits de demain sans avoir pour autant la crainte pour  notre environnement. Parce que la recherche est aussi au service de  l’écologie et de l’environnement.</p>
<p>Redresser l’économie, redresser l’industrie, mais aussi redresser les  finances. Le niveau de la dette publique n’a jamais été aussi élevé. La  dette publique a doublé depuis 2002. 10 ans de droite auront coûté  aussi cher que tous les gouvernements réunis de la Ve République. Je  n’ai ici pas compté tous les présidents qui se sont succédé mais, quels  que soient leurs mérites ou leurs défauts, aucun n’avait été capable de  mettre la dette publique à ce niveau-là. Il a fallu attendre 2002 pour  avoir cette dérive. Pour maîtriser la dette, je rétablirai l’équilibre  budgétaire en fin du mandat qui me sera confié. Pour atteindre cet  objectif, je reviendrai sur les cadeaux fiscaux et les multiples niches  fiscales accordées depuis une décennie aux ménages les plus aisés et aux  plus grosses entreprises. Cette réforme permettra de dégager près de 30  milliards de recettes supplémentaires. Mais dans le même temps, les  dépenses de l’Etat seront maîtrisées. Toute nouvelle dépense sera  financée par des économies, le nombre total de fonctionnaires  n’augmentera pas, mais il sera mis fin à la règle aveugle du non  remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.</p>
<p>Ce redressement, mes amis, est indispensable. Mais il ne sera  possible que dans la justice. Chaque nation a une âme. L’âme de la  France, c’est l’égalité. C’est pour l’égalité que la France a fait sa  révolution et a aboli les privilèges dans la nuit du 4 août 1789. C’est  pour l’égalité que le peuple s’est soulevé en juin 1848. C’est pour  l’égalité que la IIIe République a instauré l’école obligatoire et  l’impôt citoyen sur le revenu. C’est pour l’égalité que le Front  populaire a œuvré en 1936. C’est pour l’égalité que le gouvernement du  général de Gaulle a institué la sécurité sociale en 1945. C’est pour  l’égalité que François Mitterrand a été élu en 1981. C’est pour  l’égalité que nous avons fait, avec Lionel Jospin, la couverture maladie  universelle et l’allocation personnelle à l’autonomie. C’est pour  l’égalité que nous aurons aussi à combattre et à proposer aux Français  le changement.</p>
<p>L’égalité, c’est ce qui a permis à un enfant orphelin de père élevé  par une mère pauvre, sourde et illettrée, de devenir prix Nobel de  littérature. Il s’appelait Albert Camus et, après avoir reçu son prix,  il écrivit en ces termes à son vieil instituteur : « ma première pensée,  après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse  que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre  enseignement, sans votre exemple, rien de tout cela ne me serait  arrivé. » C’est pour l’égalité que nous devons agir parce que, depuis 10  ans, l’égalité recule partout. Partout, des privilèges apparaissent à  mesure qu’une nouvelle aristocratie – j’emploie le mot à dessein –  arrogante et cupide s’installe et prospère. 1 % des Français privilégiés  se séparent du reste de la société. Ils vivent à côté de nous mais ils  ne vivent déjà plus avec nous. Parfois, ils ne vivent même pas chez  nous. Une véritable sécession sociale a vu le jour ces dernières  années : des quartiers relégués, abandonnés et de l’autre des quartiers  protégés, sécurisés pour que nul ne vienne déranger. Je serai le  Président de la fin des privilèges parce que je ne peux pas admettre  que, pendant ce temps-là, pendant que certains s’enrichissent sans  limite, la précarité s’étende, la pauvreté s’aggrave et 8 millions de  personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, dont beaucoup trop  d’enfants.</p>
<p>Qu’on m’entende bien, l’égalité, ce n’est pas l’égalitarisme, c’est  la justice. L’égalité, ce n’est pas l’assistanat, c’est la solidarité.  Les Français n’ont rien à craindre de l’égalité, rien à craindre de la  justice, rien à craindre de la redistribution. Les Français doivent  savoir que, s’ils m’élisent, je ne poserai comme président qu’une seule  question : avant tout effort supplémentaire, avant toute réforme, avant  toute décision, avant toute loi, avant tout décret, je ne me poserai  qu’une seule question : est-ce que ce que l’on me propose est juste ? Si  c’est juste, je le prends, si ce n’est pas juste, je l’écarte. Seule la  justice doit guider notre action.</p>
<p>C’est pourquoi j’engagerai avec le Parlement la réforme fiscale dont  notre pays a besoin. C’est pour la justice que je reviendrai sur les  allègements de l’impôt sur la fortune, c’est pour la justice que je veux  que les revenus du capital soient taxés comme ceux du travail. Qui peut  trouver normal qu’on gagne plus d’argent en dormant qu’en travaillant ?  C’est pour la justice que je veux fusionner, après les avoir  rapprochés, l’impôt sur le revenu et la contribution sociale  généralisée, dans le cadre d’un prélèvement progressif sur le revenu.  C’est pour la justice que je porterai la tranche supérieure à 45 % de  l’impôt sur le revenu pour ceux qui touchent plus de 150 000 euros. Et  on ne me fera pas croire qu’avec 150 000 euros, ce sont les classes  moyennes qui seront concernées ! C’est pour la justice que je veux que  nul ne puisse tirer avantage de niches fiscales au-delà d’une somme de  10 000 euros de diminution d’impôts par an.</p>
<p>Je sais que le combat sera rude, qu’on cherchera à faire peur, qu’on  inquiètera… Si demain nous sommes en responsabilité, ceux à qui l’on  prendra feront davantage entendre leur voix que ceux à qui l’on donnera.  Je sais qu’il n’y aura pas de manifestation pour nous soutenir. C’est  rare, c’est exceptionnel. Mais il peut y en avoir pour nous contester.  Je sais que certains chercheront à nous faire peur et à effrayer les  classes moyennes alors qu’elles ne trouveront qu’avantage dans la  réforme que nous présenterons, prétendre que les grandes fortunes  quitteront notre territoire. Mais est-ce que le bouclier fiscal a fait  revenir les grandes fortunes en France ? Non ! Est-ce que le bouclier  fiscal les a enrichies plus encore ? Oui ! Est-ce que les impôts de la  plupart des Français ont baissé ? Non, ils ont augmenté ! Est-ce que  ceux des plus favorisés ont diminué depuis 5 ans ? Oui ! Est-ce que la  TVA n’est pas plus inquiétante dès lors qu’elle concernera tous les  Français, mille fois oui, elle est plus inquiétante que ce que nous  proposons !</p>
<p>Ce n’est pas seulement la réforme fiscale. L’égalité doit concerner  tous les domaines de la vie en société. L’égalité doit commencer à faire  partir à la retraite ceux qui ont commencé à travailler tôt, exercé les  métiers les plus pénibles. Et c’est pourquoi, tout en ayant le souci de  maîtriser les comptes et en ouvrant une négociation sur la réforme des  retraites indispensable — puisque celle qui a été votée est non  seulement injuste mais pas financée -, eh bien sans attendre l’ouverture  de cette négociation, tous ceux qui ont 60 ans et qui auront cotisé  41 années retrouveront le droit à partir à la retraite à taux plein. La  négociation, elle, portera sur la pénibilité, les décotes, le montant  des pensions, l’âge légal, l’évolution des recettes, indispensable, et  la pérennité de notre système par répartition.</p>
<p>L’égalité, c’est aussi le meilleur accès pour tous au logement. Nous  manquons de logements en France. Ils atteignent des prix insupportables,  et pas simplement dans les grandes villes. Il faut donc plus de  logements. C’est pourquoi je prendrai une décision : l’Etat montrera  l’exemple, il mettra immédiatement à la disposition des collectivités  locales tous ses terrains disponibles pour leur permettre de construire  de nouveaux logements dans un délai de cinq ans. Plus de logements, plus  de logements sociaux, et c’est pourquoi le Livret A — qui sert à  collecter une épargne précieuse pour le logement social-, eh bien le  livret A verra son plafond doubler, afin que tous les Français, par leur  épargne, puissent financer le logement social.</p>
<p>Il faut plus de logements, plus de logements sociaux, et des  logements moins chers. Je sais que cela prendra du temps, mais pour  éviter les abus, j’encadrerai les loyers là où les prix sont  manifestement excessifs. Il faut des villes plus équilibrées. Et je  multiplierai par cinq les sanctions qui pèsent sur les communes qui  bafouent la loi de solidarité urbaine.</p>
<p>L’égalité, l’égalité toujours, l’égalité pour la santé ! Nos  professions de santé sont d’une qualité remarquable. J’en fais à chaque  fois l’expérience. Leur métier est l’un des plus difficiles qui soient.  Sans elles, le système se serait déjà effondré et, en même temps, trop  de Français doivent renoncer à se soigner, pour des raisons financières  ou pour des raisons de domicile. Les dépassements d’honoraires seront  donc encadrés. Nous combattrons les déserts médicaux. Et par un nouveau  système de tarification, qui fera la part entre l’activité et le service  public, l’hôpital public sera conforté dans ses tâches et dans ses  missions. Et je prends l’engagement que personne, je dis bien personne  dans notre pays, ne soit à plus d’une demi-heure de transport d’un lieu  de traitement des urgences médicales.</p>
<p>L’égalité, l’égalité encore, c’est le même accès pour tous à l’eau,  au chauffage, à l’électricité. Il n’est pas, quand même, normal qu’une  famille modeste paie l’eau au même prix, quand elle boit cette eau, que  ceux qui la déversent sans compter ! Je créerai donc un tarif progressif  de l’eau, comme du gaz et de l’électricité, qui garantira, au moins  pour un certain volume, un prix stable et juste.</p>
<p>L’égalité, c’est le même salaire quand on a les mêmes compétences et  les mêmes responsabilités. Comment la France, comment la République  peut-elle accepter que les femmes soient moins bien payées que les  hommes ? Les exonérations de cotisations sociales aux entreprises qui ne  respectent pas cette règle seront purement et simplement supprimées.</p>
<p>L’égalité, toujours l’égalité, c’est aider les territoires qui en ont  le plus besoin et notamment, et je parle ici en Seine Saint-Denis, nos  banlieues. Cela veut dire qu’il faudra cesser d’aider de la même façon  le quartier difficile d’une ville riche et le quartier difficile d’une  ville qui n’a que des quartiers difficiles. Je compte sur tous les élus  locaux pour m’accompagner dans ce mouvement. Il n’est pas nécessaire  d’être de gauche pour être sensible à la terrible injustice que  représente pour des millions de Français la vie dans des immeubles  indignes ou dans des cités dégradées.</p>
<p>L’égalité, l’égalité c’est aussi la sécurité pour tous. Vivre dans la  peur est insupportable ! L’insécurité est une injustice sociale  intolérable. Elle touche les plus modestes, les plus âgés, les plus  jeunes, les plus fragiles. La sécurité est un droit et je le ferai  respecter en créant des zones de sécurité prioritaires là où il y a les  taux de délinquance les plus élevés, en mettant des postes  supplémentaires, 1 000 chaque année, dans la Justice, dans la Police,  dans la Gendarmerie, en rapprochant les Forces de l’ordre des citoyens.  Et je lutterai contre tous les trafics, toutes les mafias. Pas plus que  je n’accepte la délinquance financière, la fraude fiscale, pas plus je  ne tolère qu’un petit caïd avec sa bande mette une cité en coupe réglée  et fasse vivre à ses habitants un enfer. Tous ceux-là, les délinquants  financiers, les fraudeurs, les petits caïds, je les avertis : ceux qui  ont pu croire que la loi ne les concernait pas, le prochain président  les prévient, la République, oui, la République vous rattrapera !</p>
<p>L’égalité, l’égalité toujours, l’égalité ce sont les mêmes droits  pour tous, quels que soient son sexe et son orientation, c’est le droit  de pouvoir se marier, d’adopter, pour les couples qui en décident ainsi.  C’est le droit, pour les personnes handicapées, de vivre la vie la plus  normale possible. Et je veillerai à ce que chaque loi comprenne un  volet handicap.</p>
<p>L’égalité, c’est aussi l’accès à ce qui est le plus précieux, y  compris quand on n’a plus rien, l’émancipation, l’enrichissement, la  culture. La culture, Baudelaire l’évoquait : « le meilleur témoignage  que nous puissions donner de notre dignité, c’est la culture ». Et là  encore, nous devons agir. L’éducation artistique sera généralisée,  l’aménagement culturel de la France sera une priorité. Il intégrera les  territoires oubliés, les zones abandonnées, les quartiers dégradés de  nos grandes villes. Et c’est pourquoi nous ouvrirons, là encore, une  nouvelle étape de la décentralisation culturelle.</p>
<p>Quant à la loi Hadopi, inapplicable, elle sera remplacée – remplacée  je dis bien, car il faut un cadre pour fixer les droits de chacun – par  une grande loi signant l’acte 2 de l’exception culturelle, qui défendra à  la fois les droits des créateurs, parce que nous avons besoin de  créateurs et de production, et un accès aux œuvres par Internet. Nous ne  devons pas opposer les créateurs et leurs publics. Le public et les  créateurs sont dans le même mouvement pour l’émancipation, pour la  découverte, pour la qualité, pour l’exception culturelle française.</p>
<p>Chers amis, je veux citer Pierre Mendès France, qui nous disait que  « la vérité doit forcément guider nos pas ». Je vous dois donc la  vérité. Je connais les contraintes financières, l’ampleur de nos  déficits, la gravité de notre dette, la faiblesse de la croissance en  2012, la lourdeur de l’héritage qui nous sera légué. Je ne promettrai  donc que ce que je suis capable de tenir. Je dois maîtriser sans rien  renoncer les choses et d’abord le temps.</p>
<p>Le quinquennat s’ouvrira donc sur des réformes de structure, celles  qui constitueront un redressement dans la justice, le redressement  économique, la réforme fiscale, le pacte éducatif, la décentralisation.  Nous traiterons aussi les urgences, l’emploi, et notamment l’emploi des  jeunes, le logement, la santé. Mais c’est ensuite que nous pourrons  redistribuer ce que nous aurons créé, ce que nous aurons fabriqué, ce  que nous aurons engagé, ce que le pays aura pu, par son redressement,  favoriser. Voilà les temps qui doivent être proposés.</p>
<p>Mais je ne perdrai pas un seul instant, pas un seul instant, du mandat qui me sera confié.</p>
<p>Sur le plan international, avec le sommet de l’Otan prévu à la fin du  mois de mai 2012, nous engagerons le retrait de nos troupes  d’Afghanistan. Sur le plan européen, si les Français m’en donnent  mandat, mon premier déplacement sera pour rencontrer la Chancelière  d’Allemagne et pour lui dire que nous devons ensemble changer  l’orientation de l’Europe vers la croissance et dans le lancement de  grands travaux.</p>
<p>Ici dans notre pays, sans même attendre le renouvellement de  l’Assemblée nationale, j’engagerai, avec les nouveaux ministres et le  nouveau gouvernement, les premières mesures contre la finance et pour la  réforme bancaire. Pas un instant, nous ne resterons inactifs. Le  quinquennat ne sera pas une volte-face, un zigzag, une contradiction.  D’ores et déjà, nous savons où nous voulons aller. Nous connaissons les  temps, les périodes, les rythmes. Nous avons fixé aux Français  l’objectif, mais également les moyens. Nous savons que nous avons des  moyens limités, mais que nous avons la volonté ! C’est cette démarche  qui convaincra. Et ce n’est pas en improvisant en fin de mandat des  mesures politiques, économiques, sociales qui ont tant manqué depuis  cinq ans, que les Français pourront être sérieusement convaincus que le  changement se fera, pour les cinq ans qui viennent, de ce côté-là.</p>
<p>Je veux vous parler, pour terminer, de notre avenir. L’idée  républicaine, c’est une promesse. Une belle promesse, qui est celle de  vivre mieux de génération en génération. La promesse républicaine, c’est  que chaque génération vivra mieux que la précédente. Et aujourd’hui,  cette promesse est trahie. Notre jeunesse est sacrifiée, abandonnée,  reléguée. Chômage, précarité, dévalorisation des diplômes, désespérance,  perte d’autonomie, accès au logement difficile. Sans compter ce que  nous lui laissons, à cette jeunesse, un environnement dégradé, des  retraites non financées, une dette considérable. Et pourtant, la  jeunesse c’est notre chance ! Comment peut-on accepter que cette chance  devienne une charge ? J’ai beaucoup réfléchi, depuis plusieurs mois  même, à ce que pouvait être l’enjeu de l’élection présidentielle,  au-delà de la crise, du redressement à accomplir, de la justice à  réaliser. J’en suis arrivé à cette conclusion simple : c’est pour la  jeunesse de notre pays que je veux présider la France. Je veux redonner  confiance à la jeunesse ! Et c’est la raison pour laquelle je veux faire  de l’éducation une grande cause nationale. J’ai proposé de créer  60 000 postes supplémentaires dans l’éducation, pas seulement de  professeurs, mais de surveillants, d’infirmières, d’assistantes  sociales, de tous ceux qui contribuent à l’accueil, à l’accompagnement, à  la réussite des jeunes. On me dit « c’est trop ». Non, je dis « ce  n’est peut-être pas assez » ! C’est terrible de mener une bataille  contre l’échec scolaire, qui fait chaque année plus de 150 000 victimes,  150 000 qui sortent sans diplôme, sans qualification, de l’école. La  priorité ira aux écoles maternelles et primaires parce que c’est là que  beaucoup se joue et que les premiers retards se précisent. Les rythmes  scolaires qui n’ont aucun équivalent en Europe seront revus. Au collège  et au lycée, les élèves les plus en difficulté bénéficieront d’un  accompagnement personnalisé, pour qu’à la fin du quinquennat, je dis  bien à la fin du quinquennat, le nombre de jeunes qui sortent sans  qualification du système scolaire soit divisé par deux. Aucun jeune,  aucun jeune de 16 à 18 ans – et je sais ce qu’est la déscolarisation  dans beaucoup de nos villes et dans beaucoup de familles -, aucun jeune  de 16 à 18 ans ne restera sans solution de formation, d’emploi ou même  de service civique. Personne ne sera laissé là, de côté, abandonné,  oublié ! C’est pour notre jeunesse que nous devons faire de l’emploi une  priorité et créer progressivement 150 000 emplois d’avenir réservés aux  jeunes, en particulier ceux issus des quartiers difficiles.</p>
<p>C’est pour les jeunes mais aussi les seniors que j’ai porté cette  belle idée du contrat de génération, pour permettre l’embauche de jeunes  en contrat à durée indéterminée dès lors qu’ils sont accompagnés par un  salarié plus expérimenté, qui lui-même est maintenu dans l’emploi  jusqu’à son départ à la retraite. C’est la réconciliation des âges,  c’est la solidarité entre les générations ! Partout où je vais dans les  usines, deux sortes de travailleurs viennent me voir. Les plus anciens,  qui me posent une seule question : quand est-ce que nous allons partir ?  Et les plus jeunes, qui me posent une seule question : quand est-ce que  nous allons pouvoir entrer ? Et je leur dis « mais si vous les seniors,  vous accompagnez les jeunes, vous leur donnez votre savoir-faire, votre  expérience, votre compétence, est-ce que ce n’est pas finalement la  plus belle mission qui peut vous être confiée avant d’attendre le départ  à la retraite ? Et vous, les jeunes, si vous entrez enfin dans l’emploi  avec un contrat à durée indéterminée, vous pouvez retrouver l’autonomie  que vous attendez depuis si longtemps ». Je pense aussi aux jeunes qui  sont étudiants et dont les familles sont modestes. Ceux-là recevront  aussi une allocation d’études sous conditions de ressources pour leur  permettre d’avoir l’autonomie.</p>
<p>C’est cela, le projet : faire tout pour que la jeunesse réussisse,  non pas pour elle-même, non pas parce qu’elle serait une catégorie, non  pas parce que je voudrais la flatter, mais parce que c’est ce qui permet  à ceux qui sont parents, grands-parents, de retrouver eux-mêmes espoir  dans l’avenir, fierté dans la réussite, de se dire « mais qu’allons-nous  laisser, laisser après nous, quelle société voulons-nous transmettre à  nos enfants, à nos petits-enfants ? ». Une société du chômage, de la  précarité, de l’angoisse, de la dislocation ou, au contraire, une  société où les chances soient attribuées, où les conditions de réussite  soient posées et où l’on se dise : je vais bientôt partir, que ce soit à  la retraite ou pour le grand voyage, je vais bientôt partir mais au  moins, je sais que ce qui a été transmis sera finalement, pour la  génération qui arrive, la réussite possible que je n’ai même pas eue  pour moi-même.</p>
<p>Et moi, moi qui suis devant vous candidat à l’élection  présidentielle, si je reçois le mandat du pays d’être le prochain  président, je ne veux être jugé que sur un seul objectif : est-ce qu’au  terme du mandat qui me sera, si les Français le veulent, confié, est-ce  que les jeunes vivront mieux en 2017 qu’en 2012 ? Je demande à être  évalué sur ce seul engagement, sur cette seule vérité, sur cette seule  promesse ! Changer leur vie serait pour moi la plus grande des fiertés.  Ce n’est pas un engagement à la légère que je prends. C’est pour  mobiliser toute la Nation par rapport à cet enjeu.</p>
<p>Chers amis, j’ai parlé du Rêve français. Oui, le beau rêve, le rêve  que tout au long des siècles, depuis la Révolution française, les  citoyens ont caressé, ont porté. Ce rêve de vivre mieux, ce rêve de  laisser un monde meilleur, ce rêve du progrès, ce rêve de pouvoir  franchir à chaque fois les étapes de l’humanité, ce rêve ne nous  appartient pas qu’en propre, mais il se trouve que c’est nous, la  France, qui avons inventé la République. C’est nous qui avons porté cet  idéal qu’une société, si elle s’organisait, si elle se donnait les  moyens, si elle faisait de l’égalité, de la liberté et de la fraternité  son mode de vie, pouvait être l’émancipation pour chacun.</p>
<p>C’est ce rêve-là que j’ai voulu de nouveau ré-enchanter – et  aussitôt, la Droite s’est gaussée. Comment, comment serait-il possible  de parler de rêve en cette période ? C’est vrai, ce n’est pas un rêve  que nous vivons… Comment serait-il possible de parler de rêve au moment  où la crise condamnerait toute ambition ? Ce serait une chimère. Mais  moi, je ne vous appelle pas à mettre votre tête dans les étoiles. Je  vous appelle à retrouver le récit républicain, celui qui nous a fait  avancer pendant des décennies, le récit de la Révolution française, de  ces hommes, de ces femmes aussi, qui ont voulu avancer dans une histoire  inconnue qui s’ouvrait sous leur yeux, qui était l’histoire de  l’égalité humaine.</p>
<p>Oui, ce récit républicain qui s’est poursuivi avec les républiques,  avec la IIIe République, avec, aussi, la Libération, le Conseil national  de la résistance, ce rêve, ce récit républicain que mai 68 a aussi,  d’une certaine façon, fait ressurgir ! Et puis, mai 1981 et tant  d’autres étapes. C’est cela, le récit de la République. Il n’appartient  pas qu’à la Gauche. Tous ceux qui se sont succédé pendant des décennies à  la tête du pays ont porté le récit républicain. A chaque fois, et quels  que fussent les reproches que nos prédécesseurs aient pu leur adresser,  c’était, finalement, leur ambition aussi, faire avancer la France.  Alors le rêve, surtout, portons-le !</p>
<p>Et je me permettrai de citer Shakespeare, qui rappelait cette loi  pourtant universelle : « ils ont échoué parce qu’ils n’ont pas commencé  par le rêve ». Eh bien nous réussirons parce que nous commencerons par  évoquer le rêve ! Le rêve français, c’est la confiance dans la  démocratie, la démocratie qui sera plus forte que les marchés, plus  forte que l’argent, plus forte que les croyances, plus forte que les  religions ! Le rêve français, c’est l’achèvement de la promesse  républicaine autour de l’école, de la laïcité, de la dignité humaine, de  l’intérêt général.</p>
<p>Le rêve français, c’est le creuset qui permet à toutes les couleurs  de peau d’être à égalité de droits et de devoirs. Le rêve français,  c’est l’affirmation des valeurs universelles qui vont bien au-delà des  frontières, qui vont bien au-delà de la Nation. Ce n’est pas un espace  limité, mais qui est proclamé à tous, à la face du monde. Le rêve  français, c’est notre histoire, c’est notre projet ! Le rêve français,  c’est une force, c’est le projet que je vous propose, parce qu’il nous  ressemble, parce qu’il nous rassemble !</p>
<p>Je veux, je veux que nous allions ensemble vers la France de demain !  Une France du travail, du mérite, de l’effort, de l’initiative, de  l’entreprise, où le droit de chacun s’appuiera sur l’égalité de tous.  Une France de la justice, où l’argent sera remis à sa place, qui est  celle d’un serviteur et non d’un maître. Une France de la solidarité, où  aucun des enfants de la Nation ne sera laissé de côté. Une France du  civisme, où chacun demandera non pas ce que la République peut faire  pour lui, mais ce que lui, peut faire pour la République ! Une France de  la diversité où chacun apportera sa différence, mais dans l’unité de la  République, où les Outre-mers nous ouvrent à tous les horizons du monde  et où les enfants d’immigrés doivent être fiers, fiers d’entre  Français, Français, parce que c’est le plus beau nom qu’on puisse donner  à un citoyen du monde, à une France de l’exemple, où le pays se  retrouve dans ce qui l’élève, dans ce qui le réunit, le dépasse, une  France de la confiance où toutes les forces qui la constituent se  mobilisent pour l’avenir !</p>
<p>La France, la France n’est pas un problème. La France est la solution !</p>
<p>Voilà le choix, chers amis, voilà le choix qui vous attend. Toujours  le même, toujours celui, depuis que la démocratie existe, entre la peur  et l’espoir, entre la résignation et le sursaut, entre l’agitation et le  changement. Eh bien le changement, le changement, c’est maintenant ! Le  redressement, c’est maintenant ! La justice, c’est maintenant !  L’espérance, c’est maintenant ! La République c’est maintenant !</p>
<p>Mobilisons-nous, rassemblons-nous et dans trois mois, dans trois  mois, nous ferons gagner la Gauche, avancer la France et nous réussirons  le changement ! Le changement, j’y suis prêt !</p>
<p>Vive la République ! Et vive la France !</p>
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		<title>Après le sommet « social » à l’Elysée :tordre le cou à 10 mensonges de la droite</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 09:42:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[FH 2012]]></category>

		<category><![CDATA[Le vrai bilan de Nicolas Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[
1. Non, les Français ne travaillent pas moins que les salariés allemands
Les salariés en France travaillent en moyenne 36,5 heures par semaine alors que les salariés allemands travaillent en moyenne 34,7 heures. Ceux-ci travaillent autant que les salariés français en temps plein (39,3 heures pour la France, 40,0 heures pour l’Allemagne) mais moins en temps [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTuHu-RSdsZzfwK4b4qqhz5wDZ2TkEYRM79TBYupPz-s4vuTd5-" alt="" width="200" height="252" /><br />
<strong>1. Non, les Français ne travaillent pas moins que les salariés allemands</strong><br />
Les salariés en France travaillent en moyenne 36,5 heures par semaine alors que les salariés allemands travaillent en moyenne 34,7 heures. Ceux-ci travaillent autant que les salariés français en temps plein (39,3 heures pour la France, 40,0 heures pour l’Allemagne) mais moins en temps partiel (19,6 heures pour la France, 16,1 heures pour l’Allemagne). Les chiffres de l’OCDE montrent que les salariés allemands travaillent 1309 heures par an quand les salariés français travaillent 1469 heures par an en moyenne, soit en moyenne 160 heures de plus par an qu’outre-Rhin. En cause notamment, le temps partiel plus fort en Allemagne qu’en France.</p>
<p><strong>2. Non, le coût du travail en France n’est pas supérieur au coût du travail outre-Rhin</strong></p>
<p>Selon l’Insee, la réalité est très claire :<br />
- dans l’industrie, la main d’oeuvre française est moins chère que la main d’oeuvre allemande (coût horaire de 33,16 euros contre 33,37 euros) : le différentiel de compétitivité entre les deux pays – dont témoigne l’écart de leurs balances commerciales respectives – a donc d’autres causes (structure de l’appareil productif et présence d’ETI, spécialisation dans la mondialisation, recours à la formation des salariés, démocratie sociale dans l’entreprise et participation des salariés aux choix stratégiques, financement des entreprises et de l’innovation, etc.)<br />
- La main d’oeuvre en France est plus chère dans les services, ce qui explique que, globalement, elle reste supérieure à la main d’oeuvre allemande en 2008 (31,53 euros contre 28,91 euros).<br />
- Les salaires bruts moyens sont largement supérieurs en Allemagne. Selon le rapport à la commission des comptes de la sécurité sociale de juin 2010, si les cotisations patronales versées pour une heure de travail en France sont supérieures à ce qu&#8217;elles sont en Allemagne, le salaire y est inférieur.</p>
<p><strong>3. Non, les 35 heures n’ont pas augmenté le coût du travail</strong><br />
<span id="more-1907"></span><br />
- Avec l&#8217;application effective des 35 heures hebdomadaires (1er janvier 2002), le coût horaire du travail a augmenté « arithmétiquement » de 11,4%. Or, on observe que la part des salaires pour l&#8217;entreprise augmente de moins d&#8217;un point à partir de cette date, et sur le long terme, qu&#8217;elle est identique à la période 1993-94 : entre 67,1% et 68,2% de la valeur ajoutée brute par entreprise (source : comptabilité nationale).<br />
- Cette réalité s’explique par le critère de la durée de travail effectif, qui a permis aux entreprises de gagner en moyenne une heure sur les quatre impactées par la réduction, grâce à la modulation du temps de travail, aux exonérations de cotisations sociales, dont on estime qu&#8217;elles ont réduit de 2,5% le coût du travail horaire, ou encore grâce au coût moindre des embauches faites pour pallier le passage aux 35 heures.</p>
<p><strong>4. Non, les Français ne sont pas moins productifs</strong></p>
<p>La compétitivité d’un pays ne peut se résumer au comptage simpliste du nombre d’heures ! Il doit être croisé avec le taux de productivité horaire : elle des salariés français est l’une des plus élevée au monde selon l’OCDE. Avec 42,6 €/h, elle dépasse de loin la productivité allemande (36,8 €/h) et italienne (35,6€/h) ainsi dépasse même la productivité horaire britannique (41,7 €/h).</p>
<p><strong>5. Non, les 35 heures ne sont pas responsables du chômage et de la perte de compétitivité de l’économie française<br />
</strong><br />
- Les 35 heures ont crée de l’emploi : 145 000 emplois en 2000, puis 80 000 emplois environ en 2001. Selon une étude de l’INSEE, l’emploi des entreprises passées à 35 heures a augmenté de 9,9% par rapport à celles restées à 39 heures. Au total, c’est plus de 350 000 postes qui ont été créés sur la période 1998-2002. L’emploi salarié a augmenté de 2% en moyenne annuelle sur cette période, au lieu de 0,7% de 1990 à 1997 puis seulement de 0,5% à partir de 2003.<br />
- Les 35 h n’ont pas rendu la France moins compétitive : les données de la Banque de France montrent que le passage aux 35 heures s’est accompagné d’une amélioration de la compétitivité de la France de 1998 à 2003 vis-à-vis de 46 pays partenaires. Dans la même période, le solde commercial de la France s’est amélioré, ce qui ne fut plus le cas les années suivantes alors que la droite était aux responsabilités. Les 35 heures n’ont pas empêché la France de continuer d’attirer les investissements étrangers : en 2002, elle était la deuxième terre d’accueil des capitaux étrangers. Le flux d’investissement étranger est passé de 20<br />
milliards d’euros en 1997 à 38 milliards en moyenne entre 1998 et 2002.</p>
<p><strong>6. Non, la TVA-Sarkozy ne rendra pas la France plus compétitive</strong></p>
<p>- La TVA « sociale » est une faute économique. Une augmentation de la TVA aura pour principal impact de réduire le pouvoir d’achat des Français, donc la consommation : ce ne sont pas les produits qui payent les taxes, mais les consommateurs. La chute de la consommation pèsera sur l’activité des entreprises qui investiront moins, ou n’investiront plus. Au final, on assistera à un ralentissement de la production et donc une augmentation du chômage. Rien ne garantit non plus que les entreprises répercuteront les baisses de cotisations sociales sur les prix. Elles pourraient au contraire en profiter pour augmenter leurs marges, surtout dans les secteurs où la concurrence est faible. Selon un document de travail de la DGTPE de 2007, l’augmentation des prix avec une TVA sociale de cinq points atteindrait 1,7%.<br />
- Les expériences étrangères, comme au Danemark, ont été réalisées dans un contexte bien différent : interdiction a été faite aux entreprises d’augmenter leurs prix et les effets antiredistributifs de la TVA sont corrigés par la très forte progressivité de l’impôt sur le revenu. Par ailleurs, le modèle social danois se caractérise par l’octroi de prestations sociales confortables en contrepartie d’un niveau de prélèvement obligatoire élevé (48,8% du PIB<br />
contre 43,4%).</p>
<p><strong>7. Non, les chômeurs ne restent pas volontairement au chômage</strong></p>
<p>Pourquoi Sarkozy et ses ministres ne disent-ils jamais la vérité, autrement dit que les demandeurs d’emplois ont déjà des obligations. Un demandeur d’emploi peut être radié de la liste du Pôle emploi : s’il ne peut justifier de l’accomplissement d’actes positifs et répétés en vue de retrouver un emploi, de créer ou de reprendre une entreprise soit, sans motif légitime, refuse à deux reprises une offre raisonnable d’emploi. Leur soi-disant mauvaise volonté nepeut donc être un obstacle pour les entreprises qui peinent à embaucher.<br />
<strong><br />
8. Non le gouvernement n’a pas assez agi en 2009 pour le chômage partiel</strong></p>
<p>En 2009, la France dépensait dix fois moins pour financer ses dispositifs de chômage partiel que l’Allemagne : 500 millions d’euros contre… 5 milliards d’euros. Selon l’OCDE, le dispositif allemand a permis de préserver plus de 200 000 emplois alors qu’en France il en sauvegardait moins de 20 000. La conséquence est qu’en Allemagne, malgré une perte de 6 point de PIB, l’emploi est demeuré stable. Quel gâchis par tant de temps perdu !</p>
<p><strong>9. Non, les accords « compétitivité-emploi » ne garantissent nullement le maintien de l’emploi, au contraire ils contribuent à la baisse des salaires</strong></p>
<p>- Le Gouvernement Sarkozy-Fillon propose aux partenaires sociaux la mise en place d’accords « compétitivité-emploi » dans les entreprises en difficulté. « Les accords de compétitivité, c&#8217;est permettre une négociation dans une entreprise pour revenir sur le temps de travail afin d&#8217;adapter la situation de l&#8217;entreprise à son environnement économique », a expliqué le Premier ministre.<br />
- Cette mesure vise à contourner le droit du travail pour mieux diminuer les salaires. En France, un cadre juridique protecteur fait de l’accord de chaque salarié une condition nécessaire à toute révision du salaire à la baisse. Ainsi, un accord collectif majoritaire pourra désormais permettre d’imposer une baisse de salaire à un salarié.<br />
- La droite veut utiliser la crise pour modifier la nature des rapports sociaux en défaveur des salariés, en donnant, par ces accords, un support juridique aux pratiques de chantage à l&#8217;emploi apparues au cours des dernières années. Les salariés de Continental, et d&#8217;autres entreprises, ont cru en ces accords instaurant un « travailler plus pour gagner moins » et qui n’ont pas empêché l’ouverture de plans de licenciements ou de suppression d’effectifs.</p>
<p><strong>10. Non, le CDI intérimaire ne sécurise pas les intérimaires mais les intérêts du Medef</strong></p>
<p>- En ouverture de la dernière réunion de négociation paritaire le 2 décembre 2011, le Prisme, organisme proche du patronat, a clairement lié l&#8217;adoption de cette mesure à un ajustement de la réglementation afin « d&#8217;autoriser les entreprises à renouveler les missions selon leurs besoins », alors qu&#8217;elle ne peuvent actuellement pas renouveler plus d&#8217;une fois les contrats d&#8217;intérim.<br />
- Le patronat réclame aussi la suppression du délai de carence du contrat arrivé à terme imposé, garantie pourtant indispensable pour éviter la précarisation de l&#8217;ensemble du salariat. Dès lors, les entreprises d&#8217;intérim pourraient constituer une vaste armée de réserve permanente de travailleurs précaires ayant signé plusieurs CDI (dans la limite de la durée maximale hebdomadaire du travail), ce qui est inacceptable.</p>
<p><em><strong>Pour François Hollande, tout comme pour moi, la lutte contre le chômage passe par le redressement productif et le soutien aux entreprises, qui sont indissociables de la compétitivité-qualité fondée sur la création de l’emploi durable – et d’abord pour les jeunes et pour les seniors à travers le « contrat de génération » –, le soutien à l’innovation, la formation des salariés, la démocratie sociale et la présence des salariés dans les conseils d’administration et les comités de rémunérations des grandes entreprises, l’amélioration des conditions de travail. Voilà ce sur quoi, une fois député, je m&#8217;engagerai.<br />
</strong></em></p>
<p>David Lebon</p>
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		<item>
		<title>L’emploi, victime numéro 1 du sarkozysme</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 12:29:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Débattre]]></category>

		<category><![CDATA[FH 2012]]></category>

		<category><![CDATA[Le vrai bilan de Nicolas Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[
1/ Le chômage : fil rouge du quinquennat
• Le gouvernement de Lionel Jospin avait ramené le taux chômage de presque 11% en 1997 à 7,8 % de la population active en 2001 : il touchait 9,8% des Français en novembre 2011 (Eurostat).
• Depuis mai 2007, la France compte 1 013 300 demandeurs d’emploi supplémentaires.
• Sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQMbLoWc0KJbAPi4rUkSOdgF6QxA-lEkyOqJCDUswycX6xrWcRC" alt="" width="301" height="167" /><br />
1/ Le chômage : fil rouge du quinquennat</p>
<p>• Le gouvernement de Lionel Jospin avait ramené le taux chômage de presque 11% en 1997 à 7,8 % de la population active en 2001 : il touchait 9,8% des Français en novembre 2011 (Eurostat).<br />
• Depuis mai 2007, la France compte 1 013 300 demandeurs d’emploi supplémentaires.<br />
• Sur le front de l’emploi, M. Sarkozy restera comme l’homme des tristes records :<br />
record de la hausse la plus brutale du taux de chômage depuis 30 ans avec +2,1 points en 2 ans (2007•2009) ; record de chômage des jeunes de moins de 24 ans qui a passé la barre des 24% en 2009 et stagne autour de 23% depuis ; remontée spectaculaire du chômage de longue durée : depuis 2009, un demi•million de chômeurs de longue durée supplémentaires sont inscrits au Pôle emploi.<br />
• Cet échec est quantitatif, mais également qualitatif avec le développement massif de la précarité et notamment des temps partiels subis : + 200 000 depuis mi 2008. 70 % des contrats signés actuellement sont des contrats précaires (CDD, intérim, temps partiels subis)</p>
<p>• En 2007, le candidat UMP voulait faire « travailler plus » les Français. 5 ans plus<br />
tard, un million de personnes supplémentaires ne travaillent plus du tout : voilà le<br />
vrai bilan du sarkozysme</p>
<p>2/ L’ardoise laissée par la droite est celle d’une politique en échec</p>
<p><span id="more-1904"></span>Une politique qui, en s’accrochant à des choix idéologiques, n’a jamais réussi à dominer la crise<br />
• Durant le quinquennat, la majorité de droite a continué de soutenir la multiplication des heures supplémentaires défiscalisées : selon l’OFCE, la mesure a détruit 70 000 emplois et couté 4 milliards d’euros par an aux finances publiques.<br />
• Autre incohérence : le durcissement des conditions d’indemnisation du chômage au moment même où, au coeur des difficultés, les ruptures de contrat se sont accrues et les créations d’emploi réduites. Ce dispositif a également contribué à renforcer a stigmatisation des personnes en difficulté.</p>
<p>-En enchaînant les plans d’austérité sans cohérence ni vision, le Gouvernement a continué d’agir contre la croissance et contre l’emploi. L’OFCE estime que, depuis 2010, les politiques d’austérité ont coûté jusqu’à 1,5 point de croissance à la France.</p>
<p>Une politique de l’emploi sans ambition<br />
• Le quinquennat Sarkozy fut celui de la diminution sans précédent des moyens de la politique de l’emploi : de 2002 à 2012, son budget est passé de 16,8 milliards d’euros à 10,2 milliards d’euros (soit une baisse de 40%). Depuis 2010, la baisse s’est accélérée alors que le nombre de demandeurs d’emplois ne cesse de croître : •10,5% entre 2010 et 2011 et •11,3% entre 2011 et 2012.<br />
• En matière d’emploi des jeunes, ce manque d’ambition s’est traduit par un discours simpliste sur le développement de l’alternance sans résultats réels : ni en nombre d’apprentis, ni en priorité à ceux qui en ont besoin (jeunes sans qualification), ni par la mise en place de garde•fous pour éviter les ruptures abusives et sécuriser le statut de l’apprenti. La création d’un RSA jeunes fut tellement restrictive et en décalage avec le carnet de commandes de nombre d’entreprises qu’il n’a profité à presque personne.<br />
• Concernant l’emploi des seniors, les résultats ne sont pas non plus à la hauteur. Si leur taux d’emploi a connu un léger redressement ces dernières années (de 33,6% en 2002 à 38,9% en 2009), son évolution a été très lente (le taux d’emploi était déjà de 38,5% en 2005). Le nombre de séniors demandeurs d’emploi a explosé (+55% depuis mai 2007) et l’âge moyen de cessation d’activité reste à 58 ans.</p>
<p>Une politique illisible<br />
• Alors que la droite a fustigé les contrats aidés pendant les campagnes électorales locales, elle leur a retrouvé des vertus quand il s’est agi de faire baisser les chiffres du chômage aggravé par la crise. Le brouillage des messages a été préjudiciable à la construction de parcours individuels attractifs et au travail mené par les acteurs de l’insertion. • Alors qu’elle prônait une politique active de l’emploi, fondée sur la relance de la croissance, la droite a essentiellement recouru à des mesures défensives. Si les mesures de chômage partiel ont permis de conserver des emplois pendant la crise (seulement 18 000 en France selon l’OCDE contre plus de 200 000 en Allemagne), l’effort a été dramatiquement faible.<br />
• Alors que 275 000 salariés français étaient au chômage partiel au 2ème trimestre 2009, 1,53 millions de salariés allemands connaissaient cette situation à la même période. Malgré l’Activité partielle de longue durée (APLD), le système mis en place par le gouvernement Sarkozy•Fillon a été incapable d’inciter réellement les entreprises à adjoindre à ces périodes de chômage partiel des actions de formation.</p>
<p>Une politique qui a conduit au démantèlement du service public de l’emploi</p>
<p>Si l’objectif de création de Pole Emploi était louable, les conditions de réalisation de cette fusion (calendrier serré, place réduite des partenaires sociaux dans la gouvernance, absence de sens donné à la fusion) et la crise à partir de 2008, n’ont pas permis à ce rapprochement d’apporter la plus•value attendue. Au contraire, aujourd’hui, le principal opérateur des politiques de l’emploi est totalement désorganisé. Les demandeurs d’emploi sont confrontés à des conseillers dont les portefeuilles dépassent les 120 à 150 usagers.</p>
<p>• Président et gouvernement spectateurs face à l’explosion du chômage, plans d’austérité incohérents, démantèlement du service de l’emploi : la droite a aggravé la crise.</p>
<p>Le sommet sur l’emploi improvisé à la hâte par un Président à bout de course à l’approche des élections n’y changera rien : les Français ne veulent pas de nouvelles promesses, ils attendent une nouvelle politique pour d’autres résultats !</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Alerte à la polution dans l&#8217;agglomération chartraine</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 15:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>

		<category><![CDATA[Le vrai bilan de Nicolas Sarkozy]]></category>

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Comme l&#8217;écho l&#8217;annonce aujourd&#8217;hui,  Lig&#8217;Air, chargé de surveillance de la qualité de l&#8217;air en région Centre, enregistre actuellement une forte concentration en poussières en  suspension dans l&#8217;agglomération chartraine. Les  concentrations horaires ont atteint 51,3 microgrammes par m3 d&#8217;air dans  l&#8217;agglomération chartraine. Ce niveau de concentration correspond au seuil  d&#8217;information et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><img class="alignnone" src="http://www.olivet.fr/upload/img/autres/4dadc87286fa6_aide_indice_air_seul.jpg/4dadc87286fa6_aide_indice_air_seul.jpg" alt="" width="172" height="239" /></div>
<div>Comme l&#8217;écho l&#8217;annonce aujourd&#8217;hui,  <a href="http://www.ligair.fr/">Lig&#8217;Ai</a><a href="http://www.ligair.fr/">r</a>, chargé de surveillance de la qualité de l&#8217;air en région Centre, enregistre actuellement une forte concentration en poussières en  suspension dans l&#8217;agglomération chartraine. Les  concentrations horaires ont atteint 51,3 microgrammes par m3 d&#8217;air dans  l&#8217;agglomération chartraine. Ce niveau de concentration correspond au seuil  d&#8217;information et de recommandations à partir duquel il est utile de  prendre des précautions pour la santé de la population.</div>
</div>
<div>Sur une échelle de 1 à 10, l&#8217;agglomération chartraine était hier à 7, aujourd&#8217;hui à 8 avec une prévision stable de 8 pour demain. <span id="more-1898"></span></div>
<div>Cela montre que la question environnementale ne doit pas être étrangère à nos préoccupations même si nous avons l&#8217;impression d&#8217;être moins impacté par la population que les habitants de grande agglomérations. La priorité doit être donnée à la mise en œuvre d&#8217;une politique véritablement durable. Cela passe par un volontarisme fort et non seulement une &#8220;verdisation&#8221; des politiques publiques, sans réels changements de fond, comme ce à quoi nous assistons au niveau national et local avec l&#8217;UMP. Encore une effort donc pour que la défense de l&#8217;environnement soit véritablement partagée par la gauche et la droite.</div>
<div>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</div>
<div>Il est donc recommandé à l’ensemble de la population de ces deux agglomérations :</p>
<p>* De laisser les jeunes <strong>enfants </strong>s’aérer normalement et  de ne pas modifier les activités prévues sauf pour les sujets connus  comme étant sensibles ou qui présenteraient une gêne à cette occasion ;  pour eux, éviter les exercices physiques intenses et privilégier les  activités calmes.</p>
<p>* De ne pas modifier les déplacements habituels des <strong>enfants </strong>de 6 à 15 ans et de les laisser s’aérer normalement.</p>
<p>* Pour les responsables de <strong>collectivités d’enfants</strong> comme pour les <strong>adolescents </strong>et les <strong>adultes</strong>,  ne pas modifier les activités sportives, sauf pour les sujets connus  comme étant sensibles ou qui présenteraient une gêne à cette occasion ;  privilégier pour eux les exercices physiques moins intenses, voire  suspendre leur activité. Ne pas modifier les compétitions sauf pour les  sujets connus comme étant sensibles ou qui présenteraient une gêne à  cette occasion ; il leur est recommandé de s’abstenir de concourir.</p>
<p>* L’usage du <strong>tabac </strong>ou autres produits irritants des voies respiratoires, est plus que jamais déconseillé pour les <strong>asthmatiques </strong>et  insuffisants respiratoires, qui doivent suivre par ailleurs  rigoureusement leur traitement. Si une gêne respiratoire inhabituelle  apparaissait, il est conseillé de consulter un médecin.</p>
<p>Afin de réduire cette concentration élevée en poussières, il est recommandé :</p>
<p>* De réduire les vitesses de tous les véhicules.<br />
* De pratiquer le covoiturage, utiliser les transports en commun.<br />
* D’éviter d’allumer des feux d’agréments (bois).<br />
* De reporter les activités de brûlage de déchets verts.</p></div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Tous au Bourget le 22 janvier!</title>
		<link>http://davidlebon.net/2012/01/17/tous-au-bourget-le-22-janvier/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 10:20:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[FH 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://a3.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/405816_2798012162535_1625453601_2488694_1777431394_n.jpg" alt="" width="500" height="667" /></p>
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		</item>
		<item>
		<title>François Hollande: «c&#8217;est une politique qui a été dégradée, ce n&#8217;est pas la France»</title>
		<link>http://davidlebon.net/2012/01/17/francois-hollande-%c2%abcest-une-politique-qui-a-ete-degradee-ce-nest-pas-la-france%c2%bb/</link>
		<comments>http://davidlebon.net/2012/01/17/francois-hollande-%c2%abcest-une-politique-qui-a-ete-degradee-ce-nest-pas-la-france%c2%bb/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 09:06:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>

		<category><![CDATA[Débattre]]></category>

		<category><![CDATA[Le vrai bilan de Nicolas Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[&#34;C&#039;est une politique qui a &#233;t&#233; d&#233;grad&#233;e, ce&#8230; par francoishollande
Texte intégral de la déclaration de François Hollande 
&#8220;La France vient de perdre son triple A.  Je n&#8217;ai jamais fait des agences de notations la référence ultime pour  juger les politiques conduites par les États et encore moins par le  notre.
Je déplore que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe frameborder="0" width="450" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xnoew4_c-est-une-politique-qui-a-ete-degradee-ce-n-est-pas-la-france_news"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xnoew4_c-est-une-politique-qui-a-ete-degradee-ce-n-est-pas-la-france_news" target="_blank">&quot;C&#039;est une politique qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;grad&eacute;e, ce&#8230;</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/francoishollande" target="_blank">francoishollande</a></i></p>
<p><strong>Texte intégral de la déclaration de François Hollande </strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">&#8220;La France vient de perdre son triple A.  Je n&#8217;ai jamais fait des agences de notations la référence ultime pour  juger les politiques conduites par les États et encore moins par le  notre.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Je déplore que l&#8217;Europe ne se soit pas  dotée d&#8217;une agence publique indépendante pour évaluer la capacité des  pays de la zone euro à rembourser leurs emprunts.</span></p>
<p>La dégradation de notre note financière est grave à un double titre :</p>
<p>Elle traduit un décrochage : celui de la France par rapport à  l&#8217;Allemagne puisque nous ne ne figurons plus dans la même catégorie de  pays. L’Allemagne a gardé son triple A, nous l’avons perdu.</p>
<p>Et en plus, nous avons décroché d&#8217;un cran avec une perspective négative.</p>
<p>La dégradation a aussi le risque de renchérir le cout de notre emprunt  pour l’année qui vient : 180 milliards d’euros doivent être recherchés  sur les marchés.</p>
<p>Tout écart de taux d&#8217;intérêt aura donc pour  conséquence d&#8217;alourdir la charge des intérêts d&#8217;emprunts et de forcément  de déséquilibrer d&#8217;avantage le déficit budgétaire.</p>
<p>Ce sont les Français qui risquent de payer la conséquence de cette dégradation.</p>
<p>Nicolas Sarkozy avait fait de la conservation du triple A, un objectif  de sa politique, avait-il dit, une obligation pour son gouvernement.  C’est ainsi qu’avait été justifié pas moins de deux plans de rigueur en 4  mois.  Cette bataille, et je le regrette, a été perdue.</p>
<p>C&#8217;est la crédibilité de la stratégie conduite depuis 2007 qui est ainsi  mise en cause : elle a manqué de cohérence, de constance et de  clairvoyance, et surtout de résultats !</p>
<p>Nos déficits ont été  considérablement augmentés, la dette atteint un record historique -600  milliards de dette supplémentaire depuis 2007- et notre compétitivité a  été également affaiblie avec un déficit commercial de 75 milliards  d&#8217;euros.</p>
<p>Ce sont donc ces justifications là qui ont conduit une agence à nous dégrader.</p>
<p><strong>C&#8217;est une politique qui a été dégradée, ce n&#8217;est pas la France.</strong></p>
<p>Notre pays dispose d&#8217;atouts considérables : une démographie dynamique,  une productivité élevée, un savoir faire reconnu, et une qualité de  services publics et une épargne abondante.</p>
<p class="p1"><span class="s1">Notre pays, la France, peut réussir son redressement, mais à plusieurs conditions : </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">-la première, c’est d’avoir une stratégie  rétablissement de nos comptes publics, avec une programmation réaliste,  un retour à l’équilibre vers 2017 et le souci à chaque étape de  concilier effort et croissance.</span></p>
<p>-la seconde condition, c’est  le soutien de l&#8217;activité et de l&#8217;emploi. Il n&#8217;y aura pas de maitrise de  la dette s&#8217;il n&#8217;y a pas une capacité pour la France à produire plus et  produire mieux. C’est pourquoi j’ai fait cette proposition d’un pacte  productif pour notre pays.</p>
<p class="p1"><span class="s1">-la troisième condition, c’est la  justice, sans laquelle il n&#8217;y aura pas d&#8217;effort partagé. La réforme  fiscale est un préalable. Il ne peut pas être question, chacun peut le  comprendre, de demander des sacrifices aux Français si les privilégiés,  eux-mêmes, y échappent.</span></p>
<p>C&#8217;est tout l&#8217;enjeu du scrutin de 2012 : mettre la France sur le chemin du redressement, dans la justice et par la croissance.</p>
<p>L&#8217;autre enjeu qui est également souligné par les décisions de cette nuit : c’est la sortie de la crise de la zone euro.</p>
<p>Car rien n’est réglé. Après 16 sommets de la dernière chance, et avec  autant de communiqués de victoire, nous constatons que la Grèce est au  bord de la rupture ; que l’Espagne, l’Italie, le Portugal ont été  dégradés à un tel point que la question de leur accès au financement est  posée, avec des conséquences très graves en terme de coût de cet  endettement.</p>
<p>L&#8217;accord européen du mois de décembre est d&#8217;ores  et déjà regardé comme insuffisant, et il l’est ! D&#8217;où la nécessité d’y  ajouter ce que j’ai moi-même avancé il y a plusieurs semaines : c’est à  dire une dimension de croissance et de changer les modes d&#8217;interventions  de la Banque centrale européenne, au bénéfice des Etats et non plus  seulement des banques.</p>
<p>Dans ce moment difficile pour la France  et pour l’Europe, chacun doit faire preuve de responsabilité. Rien  n&#8217;est pire que la fuite en avant et l’improvisation. Je demande au  gouvernement d’être conscient que ce n’est pas l’annonce encore de  mesures fiscales qui viendra rassurer les Français et même les marchés.</p>
<p>Pour ma part, je dis aux Français que nous avons les moyens de réussir  notre redressement dans la justice et avec une volonté commune de  préparer l&#8217;avenir.</p>
<p>Ma volonté, dans cette campagne qui  s’ouvre, et ensuite si les Français m‘accordent leur soutien, c’est de  redonner la confiance indispensable à la France et de considérer que ce  qui doit être changé ce n’est pas le rapport aux agences de notation ou  aux marchés, mais le rapport que les Français entretiennent avec leur  dirigeants, avec lesquels ils doivent être en mobilisation pour que  notre pays soit le seul enjeu des élections qui viennent.&#8221;</p>
<p class="p2">
<p class="p2"><span class="s1"><strong>LES CHIFFRES CLES (Janvier 2012)</strong></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Déficit de la France en 2011 : </span></p>
<ul>
<li class="li3"><span class="s1">5,5% du PIB en France </span></li>
<li class="li3"><span class="s1">1% du PIB en Allemagne</span></li>
</ul>
<p class="p3"><span class="s1">Balance commerciale : </span></p>
<ul>
<li class="li3"><span class="s1">75 milliards d&#8217;euros de déficit en France</span></li>
<li class="li3"><span class="s1">160 milliards d&#8217;euros d&#8217;excédent en Allemagne </span></li>
</ul>
<p class="p3"><span class="s1">Taux d&#8217;intérêt des emprunts d&#8217;états :</span></p>
<ul>
<li class="li3"><span class="s1">3,1 % en France</span></li>
<li class="li3"><span class="s1">1,75 % en Allemagne</span></li>
</ul>
<p><span>Augmentation de la dette publique lors du dernier quiquennat : </span></p>
<ul>
<li><span>612 milliards d&#8217;euros<br />
</span></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Séresville 2: le retour</title>
		<link>http://davidlebon.net/2012/01/10/seresville-2-le-retour/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 09:20:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Conseil municipal]]></category>

		<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>

		<category><![CDATA[Débattre]]></category>

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		<description><![CDATA[
J&#8217;ai décidé de vous faire suivre ce mail de Denys Calu, de l&#8217;association Energies Citoyennes au sujet de la volonté de l&#8217;UMP d&#8217;imposer le projet de station d&#8217;épuration à Séresville. Je partage une très grande partie de cette lettre pleine de bon sens.
David Lebon


Lettre ouverte à Monsieur Alain Pierrat, vice-président de Chartres métropole:

Le dernier numéro [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" src="http://www.ademe.fr/partenaires/Boues/Img/chap1/step.jpg" alt="" width="400" height="302" /></p>
<p class="MsoNormal">J&#8217;ai décidé de vous faire suivre ce mail de Denys Calu, de l&#8217;association Energies Citoyennes au sujet de la volonté de l&#8217;UMP d&#8217;imposer le projet de station d&#8217;épuration à Séresville. Je partage une très grande partie de cette lettre pleine de bon sens.</p>
<p class="MsoNormal">David Lebon</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Lettre ouverte à Monsieur Alain Pierrat, vice-président de Chartres métropole:</p>
<div>
<p class="MsoNormal">Le dernier numéro (10) de «Votre Agglo» nous annonce que le projet de nouvelle station d’épuration à Séresville «est de nouveau dans les tuyaux !» En juin 2009, les 3 commissaires enquêteurs de la commission d’enquête préalable, avaient pourtant rendu un rapport négatif sur ce projet, deux ans plus tard il ressort des cartons, tirant un trait sur les critiques et réserves émises à l’époque par un grand nombre de citoyens !</p>
<p class="MsoNormal">Vous estimez Monsieur que : «considérer le seul refoulement des eaux pour analyser le coût de l’installation est une erreur.» Vous oubliez de rappeler l’estimation de ce refoulement des eaux usées dont le montant tournait (en 2009) autour de 300 000 € par an ! Ce n’est pas rien, quelle dépense d’énergie (promise à une hausse inéluctable), quel gaspillage ! Faut il vous le rappeler, l’actuel écoulement par gravitation ne coûte rien ! Vous évoquez les contraintes du site actuel : inondable, exigu, proche des habitations et les routes inadaptées à l’évacuation des boues ! Mais pourquoi sur le site de la Colas près du Gorget, aucune étude sérieuse n’a-t-elle été menée ? Ce site présente l’avantage d’être vaste et éloigné des habitations, quant au risque d’inondation, c’est un argument qui ne tient pas : Une station d’épuration est constituée d’une série de réservoirs étanches, dont les parois peuvent être prévues assez haute pour échapper au plus haut niveau d’inondation connu ! L’exemple de la nouvelle station d’épuration d’Orléans implantée sur une ile de la Loire le confirme. Par ailleurs, concentrer sur un même site un incinérateur (Orisane) et une station d’épuration géante (200 000 habitants) c’est construire une méga-structure dont on connaît la fragilité, une panne prendra la dimension d’une catastrophe ! Le bon sens voudrait que chaque commune ait sa propre station, moins chère, moins polluante, moins dangereuse. La construction d’une méga-station ne pourra être attribuée qu’à une multinationale, cela limite le nombre de candidats et la concurrence ! Conséquence la facture sera elle aussi «méga», on n’est pas près de connaître une baisse du coût du traitement de l’eau ! Ce type de projet interdit un retour à une régie municipale de gestion de l’eau, les communes seront liées pour des décennies au dictat d’une entreprise privée. Ce projet est un déni de démocratie parce qu’il s’assoit sur les observations des citoyens et fait fi des économies d’énergie !</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Voilà Monsieur Pierrat ce qu’un citoyen contribuable ordinaire avait à vous dire.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">Denys Calu&#8221;</p>
<p class="MsoNormal">
</div>
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